S. Basse
5 décembre

On lit au Martyrologe romain de ce jour, immédiatement après l’annonce de S. Sabbas :


À Nice, près du Var, saint Basse évêque. Durant la persécution de Dèce et de Valérien, il fut pour la Foi du Christ et sur l’ordre du préfet Pérennius tourmenté sur le chevalet, brûlé avec des lames rougies au feu, meurtri à coups de bâton et avec des scorpions, enfin jeté dans le feu ; mais en étant sorti sain et sauf, on le transperça de deux clous, et ainsi il consomma son glorieux martyre.

Façade de la cathédrale Sainte-Réparate de Nice

(Photo JMS)

1543

Saint Basse, premier Évêque de Nice et Martyr.
Saint Basse, premier Évêque de Nice et Martyr.
On peut lire dans les Leçons des Matines de sa fête :

Saint Basse a gouverné l’Église de Nice d’abord sous l’empire de Philippe, puis sous celui de Dèce. Saint Basse, pendant la persécution excitée contre les Chrétiens sous Dèce, fut amené à Cimiez auprès du préfet Pérennius, qui l’interrogea pour savoir si les rumeurs que l’on rapportait au sujet de sa religion étaient vraies, saint Basse lui répondit qu’elles l’étaient. Le préfet chercha d’abord à l’amener dans ses sentiments par des flatteries et des promesses sincères, mais le saint évêque lui prêcha sans craindre le Christ, arguant la folie de ceux qui offrent des victimes et de l’encens à des idoles muettes.

Le juge, en fureur, le comdamna à la torture. D’abord, à être étendu sur le chevalet avec des chaînes, pendant qu’on lui brûle ses côtes avec des lames ardentes. Ensuite, on le délia du chevalet, et on le lia à un pieux, les bras attachés derrière le dos, et les bourreaux l’accablèrent de coups de bâtons noueux, de scorpions, et lui enfoncèrent des ongles de fers. Notre saint évêque ne se laissa pas abattre par ces tourments et ne fit rien contre sa condamnation, mais prêcha le Christ avec plus de fermeté, les bourreaux amassèrent du bois et des sarments en masse et lui ordonnèrent d’aller aux idoles, et d’y offrir le bois à brûler en sacrifice. S’il s’y refusait, ils le condamneraient à être consumé sur ce bûcher. Le martyr se moqua des idoles, et affirma que l’on devait offrir le sacrifice qu’au Christ, qui est le seul Dieu.

Les bourreaux le chargèrent donc de bois, et le placèrent sur le bûcher pour y être dévoré des flammes. Mais le saint évêque ne souffrit aucun mal, tandis que tout ce qui l’entourait fut réduit en cendres. Après cela, le préfet Pérennius amena le martyr au juge de Nice, pour qu’il l’amène par des cruautés raffinées au culte des idoles, ou à la mort. Ayant essayé en vain les menaces et les caresses, il fit préparer deux clous très pointus de la longueur d’un homme, et (genre de tourment jamais entendu !) de les enfoncer dans la plante des pieds à travers tout le corps du Martyr qui, prêchant sans relâche le Christ, rendit son âme à Dieu aux nones de Décembre sous l’empire de Dèce et de Valérien. Son saint corps fut enterré avec discrétion par les Niçois, et transporté en Campanie à Marano ; dans la suite des temps il fut rapporté à Nice et placé dans la cathédrale, où il est religieusement vénéré.


Samedi 10 janvier 2026
de la Sainte Vierge
4e classe
Temps de l’Épiphanie

S. Agathon,

pape et confesseur


Bx Grégoire X,

pape et confesseur


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez choisi la féconde virginité de Marie pour donner au genre humain les biens du salut éternel, accordez-nous de ressentir la bienfaisante intercession de celle par qui il nous fut donné de recevoir l’Auteur de la vie, Notre Seigneur Jésus-Christ Votre Fils, qui vit et règne avec Vous en l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Issu des comtes de Nevers, moine à Grandmont, puis à Pontigny, où il s’était retiré pour fuir les grandeurs, saint Guillaume fut forcé de monter sur le siège de Bourges en 1200 ; il fallut un ordre du légat du Pape et de l’Abbé de Cîteaux pour le décider.


Plein d’humilité et de sévérité pour lui-même, il manifestait une charité et une douceur admirables envers les hérétiques albigeois afin de faciliter leur conversion. Il se montra l’énergique défenseur des droits de l’Église et encourut la disgrâce de Philippe-Auguste plutôt que de se faire l’exécuteur des rigueurs outrées que ce prince voulait exercer.

Sa mansuétude toucha le roi, qui revint sur ses préventions et témoigna depuis au saint apôtre une profonde affection.


« Il est temps de sortir de notre sommeil ! » dit-il un jour, après que Dieu lui eut révélé que l’heure de sa mort était proche ; et il expira, le 10 janvier 1209, ayant donné à son peuple les plus tendres et les plus fermes leçons, ainsi que les plus magnifiques exemples de Foi et de piété.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Priez pour que Dieu envoie de saints pontifes à Son Église.

Méditation du jour
Le seul tribut que Dieu nous demande  suite

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