La psychologie des intégroïdes
Les « papes » d’aujourd’hui, « évêques » d’hier

Ces « papes » simultanés d’aujourd’hui sont ces « évêques » sauvages d’hier, comme les « évêques » sauvages d’aujourd’hui sont les « papes » simultanés de demain.

150

Les « papes » d’aujourd’hui

Galerie des portraits :

Pie XIII

Grégoire XVII

Pierre II

COMMENTAIRE SUR :

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

2146

Voici une agréable déclaration qui va droit au cœur de ceux qui ne veulent que la gloire de Dieu —d’abord— et le salut des âmes, ensuite. Comment ne pas en être d’accord ? Ce serait une si grande grâce !

Mais cela fait partie de toutes les belles proclamations qui, sans contexte et sans explication, ne peuvent conduire bien loin. Et même pire : conduire dans le fossé des contresens, des erreurs, des renversements de hiérarchie dans les fondements.

Nous avons certes le bel exemple du Décalogue, lapidaire dans tous les sens du mot. Ainsi : « Tu ne tueras pas ». Et après ? Puis-je manger du poulet rôti ? Suis-je condamné pour avoir écrasé involontairement, une fourmi en marchant, ou délibérément, un moustique agaçant ? sans parler de la juste guerre ou encore la légitime défense ? Heureusement qu’il y a le Catéchisme pour nous éclairer, s’appuyant sur la Théologie qui a scruté les arcanes de toutes les difficultés soumises à travers les siècles à l’Autorité de l’Église prenant les décisions nécessaires au fur et à mesure des besoins.

REMARQUE D’ORDRE PSYCHOLOGIQUE

Une première remarque d’ordre psychologique vient à l’esprit d’un simple observateur des comportements du peuple chrétien. Ou bien les fidèles manifestent une docilité exemplaire à leur clergé, et l’on n’en est que très admiratif. Avouons que le cas est assez rare. Ou bien, comme chez tant de « traditionalistes », ils réclament des prêtres, de saints prêtres, et même beaucoup de saints prêtres, mais ils les traitent avec une indécente désinvolture dès que ceux-ci ne font pas exactement ce qu’on exige d’eux, et ils les traînent aux gémonies…

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

On oublie ainsi que tout homme est pécheur, qu’il faut donc les aider, prier pour eux. Qu’il faut aussi certes les sanctionner, mais tout le monde n’est pas habilité pour ce faire. Sans parler de ce ceux qui sont affligés d’un œil « empoutré » (pardonnez-moi !) et pourtant si perspicaces pour déceler des pailles un peu partout, surtout lorsqu’ils se présentent en « Gros-Jean » qui ne pensent, et quelquefois même ne vivent, que pour en remontrer à tous les Curés.

Cela n’étant hélas pas nouveau, il demeure que la sanctification est requise pour tous, prêtres comme fidèles : « Soyez parfaits comme votre Père du Ciel est parfait » (Mt., V, 48) dit Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la montagne à ceux qui L’ont suivi pour L’écouter.

Mais tout cela demeure au niveau de la sanctification individuelle.

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

On oublie facilement semble-t-il, que c’est Dieu qui appelle Ses serviteurs (c’est la vocation, par l’appel de l’Évêque). C’est par pure bonté et miséricorde qu’Il donne à chacun selon ses besoins que Lui-même apprécie. Si nous ne sommes pas suffisamment abandonnés en Dieu, on peut toujours Lui faire d’humbles suppliques, mais certainement pas des exigences comme « nous n’avons besoin que… ».

Il y a bien plus grave : s’il faut certes de saints prêtres, encore faut-il qu’ils soient… des prêtres, des prêtres catholiques, des prêtres d’Église. Aujourd’hui où l’on entend dans les « médias » parler de prêtres alors qu’il s’agit de ministres de n’importe quel culte protestant ou d’autres sectes, il faut bien comprendre que l’exigence primordiale n’est pas dans la sainteté mais dans le sacerdoce qui doit être authentiquement, totalement catholique, d’Église (la seule).

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

Et puis : n’a-t-on pas vu, à travers les siècles, de très Saints personnages échouer (presque) complètement ? Ainsi en ce jour (14 décembre) qui est aussi la fête de S. Nicaise, archevêque de Reims au Ve siècle. Il faut lire (cliquez sur le nom du Saint) le court résumé de sa vie pour constater à quel point la sainteté ne suffit pas à retenir les mauvaises volontés (tous les humains sont libres) sur la pente de la perdition  :

« Longtemps la cité de Reims fut docile à sa parole. Mais peu à peu le pasteur affligé vit son troupeau glisser dans la corruption et le vice. Les crimes s’y multipliaient de jour en jour, et la voix de saint Nicaise, qui flagellait publiquement les abus, n’était plus écoutée ». Il annonça des châtiments que Dieu lui avait révélés, rien n’y fit. La faute à qui ?

On a vu un Pape, vraiment saint, avec toute l’Autorité de Vicaire du Christ, démissionner, n’étant pas capable d’en assumer les charges (S. Pierre Célestin, fête le 19 mai). La grâce en effet, ne change pas la nature des hommes, elle permet de la canaliser, de l’améliorer. Saint Louis a perdu sa croisade, sainte Jeanne d’Arc est morte sur le bûcher, saint Pie X est mort de chagrin avec l’effondrement de l’Europe catholique, … et Notre Seigneur Lui-même au Calvaire…

L’AUTORITÉ NE SE CONFOND PAS AVEC LA SAINTETÉ

On a perdu le sens profond de l’Autorité, qui ne se confond pas avec la Sainteté, le sens vrai de la hiérarchie des principes, le bon sens des domaines variés d’application. Un Pape n’a pas l’Autorité pontificale parce qu’il est Saint, mais parce qu’il est légitiment à sa place (selon les Lois de l’Église qu’il ne saurait trafiquer à sa guise). Un Évêque est réellement Évêque s’il est d’Église (sacré avec le « mandat apostolique »), un prêtre ne l’est vraiment que s’il a été ordonné par un Évêque d’Église, et non par un « cercle-carré » qu’est un évêque-sans-mandat-apostolique.

Soyons Catholiques, restons Catholiques, rien que Catholiques.


Mercredi 21 août 2019
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|