Méditation du jour
- 27 février
Jésus tenté par Satan ;

lois de la tentation ”

La première tentation

s’adressait au foyer de concupiscence inférieure,

la sensualité ;

la seconde

à la concupiscence d’en haut,

l’orgueil ;

la troisième

s’adresse à l’ambition,

ce composé des deux passions premières

et radicales,

équivalent des deux ensemble.

C’est là l’histoire de tous les hommes

et l’ordre dans lequel se succède la tentation

dans toutes les âmes.

Le tentateur montre au Christ l’empire de la terre et lui dit :

« Si tu m’adores, je te donnerai la puissance. »

Il est certain que les plus grands adorateurs

et serviteurs du mal,

ce sont les oppresseurs,

dominateurs,

spoliateurs des hommes.

C’est là surtout et avant tout ce qui couvre la terre de deuil,

de larmes

et de sang.

Mais Jésus, serviteur de Ses frères,

répond par ce que l’on peut appeler la loi éternelle du pouvoir,

la loi de la vraie force

en tout ordre de choses, qui est celle-ci :

« Adorer Dieu et ne servir que Lui ! »

Il y a ces trois tentations.

Il n’y en a pas d’autres.

Le mensonge

et le mal sont vaincus.

Le calomniateur de Dieu,

celui qui ne croit pas que l’idéal puisse s’incarner,

que la loi puisse régner,

cet adversaire de la justice

et du royaume de Dieu,

se retire impuissant.

Or, c’est une loi de la vie des âmes que,

quand la tentation est vaincue,

les Anges viennent

et nous servent.


(R.P. Gratry)


Jeudi 16 août 2018
S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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