Méditation du jour
- 11 septembre
Les profits de la Charité ”

Ni la pauvreté,

ni la richesse ne triomphent de la Charité ;

pour mieux dire,

si la Charité existait,

il n’y aurait pas de pauvreté,

pas de richesse démesurée,

mais seulement les avantages de l’une et de l’autre !

de la richesse nous retiendrions l’abondance,

de la pauvreté l’absence de soucis,

sans avoir à subir ni la crainte que donne celle-ci

ni les inquiétudes que donne celle-là.

Mais que parlé-je des profits de la Charité ?

Songez quel bien elle est en elle-même,

quelle allégresse elle procure,

dans quel état charmant elle maintient l’âme ;

car c’est là son mérite singulier.

Les autres formes de vertu ne vont pas sans quelque peine,

le jeûne,

la tempérance,

les veilles

sont accompagnées de l’envie,

de la concupiscence,

du dédain ;

la Charité, elle, en plus du profit,

a l’agrément, sans nulle peine ;

comme une abeille industrieuse,

elle réunit partout ce qui est bon

et le dépose dans l’âme de celui qui aime...

Elle transforme la nature des choses ;

elle rend les tâches pénibles, légères et aisées ;

elle nous fait paraître la vertu facile

et le vice plus amer que tout.


(Saint Jean Chrysostôme)


Vendredi 10 juillet 2026
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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