Méditation du jour
- 11 septembre
Les profits de la Charité ”

Ni la pauvreté,

ni la richesse ne triomphent de la Charité ;

pour mieux dire,

si la Charité existait,

il n’y aurait pas de pauvreté,

pas de richesse démesurée,

mais seulement les avantages de l’une et de l’autre !

de la richesse nous retiendrions l’abondance,

de la pauvreté l’absence de soucis,

sans avoir à subir ni la crainte que donne celle-ci

ni les inquiétudes que donne celle-là.

Mais que parlé-je des profits de la Charité ?

Songez quel bien elle est en elle-même,

quelle allégresse elle procure,

dans quel état charmant elle maintient l’âme ;

car c’est là son mérite singulier.

Les autres formes de vertu ne vont pas sans quelque peine,

le jeûne,

la tempérance,

les veilles

sont accompagnées de l’envie,

de la concupiscence,

du dédain ;

la Charité, elle, en plus du profit,

a l’agrément, sans nulle peine ;

comme une abeille industrieuse,

elle réunit partout ce qui est bon

et le dépose dans l’âme de celui qui aime...

Elle transforme la nature des choses ;

elle rend les tâches pénibles, légères et aisées ;

elle nous fait paraître la vertu facile

et le vice plus amer que tout.


(Saint Jean Chrysostôme)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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