Méditation du jour
- 11 septembre
“
Les profits de la Charité ”

Ni la pauvreté,

ni la richesse ne triomphent de la Charité ;

pour mieux dire,

si la Charité existait,

il n’y aurait pas de pauvreté,

pas de richesse démesurée,

mais seulement les avantages de l’une et de l’autre !

de la richesse nous retiendrions l’abondance,

de la pauvreté l’absence de soucis,

sans avoir à subir ni la crainte que donne celle-ci

ni les inquiétudes que donne celle-là.

Mais que parlé-je des profits de la Charité ?

Songez quel bien elle est en elle-même,

quelle allégresse elle procure,

dans quel état charmant elle maintient l’âme ;

car c’est là son mérite singulier.

Les autres formes de vertu ne vont pas sans quelque peine,

le jeûne,

la tempérance,

les veilles

sont accompagnées de l’envie,

de la concupiscence,

du dédain ;

la Charité, elle, en plus du profit,

a l’agrément, sans nulle peine ;

comme une abeille industrieuse,

elle réunit partout ce qui est bon

et le dépose dans l’âme de celui qui aime...

Elle transforme la nature des choses ;

elle rend les tâches pénibles, légères et aisées ;

elle nous fait paraître la vertu facile

et le vice plus amer que tout.


(Saint Jean Chrysostôme)


Lundi 19 octobre 2026
S. Pierre d’Alcantara,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné faire briller dans Votre Confesseur, le bienheureux Pierre, les dons d’une admirable pénitence et d’une sublime contemplation, faites, s’il Vous plaît, qu’aidés de ses mérites et mortifiant notre chair, nous obtenions plus facilement les biens célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Alcantara, en Espagne, de parents nobles, saint Pierre distribua ses biens en aumônes, et entra à seize ans dans l’Ordre séraphique de saint François.


Très rigide observateur de la règle primitive de l’institut franciscain, il mena en effet un genre de vie fort austère. Sa grande dévotion pour la Passion de Jésus fit naître en lui un amour extraordinaire de la pénitence.


Il mourut en 1562 et apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Usez des choses de ce monde comme n’en usant pas, en vous rappelant constamment que c’est en vue de l’Éternité.

Méditation du jour
Tout Chrétien doit être fort  suite

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