Méditation du jour
- 16 août
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité ”

De même que la patience sert à calmer l’irritation de l’âme,

ainsi elle déracine l’orgueil et favorise l’humilité.

Il est impossible que celui qui n’accepte pas d’être au plus humble et au dernier rang par rapport à tous, puisse jamais, s’il reçoit un affront, dominer sa colère, ou bien, s’il est affligé, supporter l’épreuve avec patience.

Celui, au contraire, qui est parvenu à l’humilité parfaite a beau recevoir des injures : comme il se reconnaît lui-même bien plus misérable encore, son âme ne se troublera pas de ces paroles infamantes.

S’il s’entend appeler pauvre, il se proclame lui-même un mendiant dépourvu de tout et qui a besoin de demander au Seigneur sa subsistance de tous les jours.

Que si on l’appelle vil personnage et homme de rien, il aime se rappeler dans son cœur qu’il est sorti de la boue.

La patience est la plus grande de toutes les vertus.

Voilà pourquoi elle figure parmi les béatitudes.

« Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre. »

Cette terre, en effet, qui est la Jérusalem céleste, n’est pas la récompense des combattants ;

mais elle est proposée comme l’héritage des patients et des doux...

Or, ceux-là sont appelés doux qui ont tellement réglé leur conduite et modéré leurs passions que leur âme n’éprouve plus aucun trouble.


(Saint Basile)


Jeudi 27 août 2026
S. Joseph Calasanz,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, par saint Joseph, Votre Confesseur, avez daigné pourvoir Votre Église d’un nouveau secours pour former la jeunesse à la science et à la piété ; faites, nous Vous en prions, qu’aidés de son exemple et de son intercession, nous puissions agir et enseigner de manière à mériter les éternelles récompenses. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église qui vient de célébrer la fête de l’Assomption honore aujourd’hui un Saint qui voua à la Vierge un culte tout spécial.


Saint Joseph Calasanz naquit en Aragon, d’une famille noble, et donna dès sa jeunesse des marques de charité envers les enfants.

Alors qu’il étudiait la théologie à Valence, il eut à se défendre des séductions d’une femme puissante et noble et fit le vœu d’entrer dans les saints Ordres.

Devenu prêtre, il apprit par révélation divine qu’il était destiné à instruire et à former à la piété les enfants et surtout les enfants pauvres.


Il fonda alors l’Ordre des Pauvres Clercs réguliers des Écoles Pies de la Mère de Dieu. Comme Jésus il fit venir à lui les petits enfants et leur enseigna la crainte de Dieu. L’Évangile de la Messe nous redit la consolante parole du Maître : « Quiconque reçoit en Mon Nom un de ces petits, c’est Moi qu’il reçoit ».


« Malgré les sollicitudes du gouvernement général de son Ordre, dit le Bréviaire, et bien qu’il continuât de travailler de tout son pouvoir au salut des âmes, jamais il ne cessa d’instruire les enfants, surtout les indigents. Balayer leurs classes et les reconduire chez eux lui était habituel ».

Il persévéra pendant cinquante-deux ans, même étant malade, dans ces admirables pratiques de patience et d’humilité.


Saint Joseph Calasanz mourut à 92 ans, l’an 1648.


Saint Joseph Calasanz a fondé la première école publique gratuite de toute l’Europe à Rome en 1597. Le pape Pie XII l’a proclamé patron des écoles populaires chrétiennes en 1948.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez ce mot du saint de ce jour : « Qui fait du bien aux pauvres fait du bien à Jésus-Christ ».

Méditation du jour
La créature en face des Perfections de son Créateur  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |