Méditation du jour
S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur - 16 août

La patience est un moyen de parvenir à l’humilité ”

De même que la patience sert à calmer l’irritation de l’âme,

ainsi elle déracine l’orgueil et favorise l’humilité.

Il est impossible que celui qui n’accepte pas d’être au plus humble et au dernier rang par rapport à tous, puisse jamais, s’il reçoit un affront, dominer sa colère, ou bien, s’il est affligé, supporter l’épreuve avec patience.

Celui, au contraire, qui est parvenu à l’humilité parfaite a beau recevoir des injures : comme il se reconnaît lui-même bien plus misérable encore, son âme ne se troublera pas de ces paroles infamantes.

S’il s’entend appeler pauvre, il se proclame lui-même un mendiant dépourvu de tout et qui a besoin de demander au Seigneur sa subsistance de tous les jours.

Que si on l’appelle vil personnage et homme de rien, il aime se rappeler dans son cœur qu’il est sorti de la boue.

La patience est la plus grande de toutes les vertus.

Voilà pourquoi elle figure parmi les béatitudes.

« Bienheureux les doux, car ils posséderont la terre. »

Cette terre, en effet, qui est la Jérusalem céleste, n’est pas la récompense des combattants ;

mais elle est proposée comme l’héritage des patients et des doux...

Or, ceux-là sont appelés doux qui ont tellement réglé leur conduite et modéré leurs passions que leur âme n’éprouve plus aucun trouble.


(Saint Basile)


Dimanche 2 août 2026
10e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte

S. Alphonse-Marie de Liguori,

évêque, confesseur et docteur



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui montrez particulièrement Votre toute-puissance en pardonnant et en compatissant, multipliez sur nous Votre miséricorde, afin qu’après avoir recherché les biens que Vous avez promis, nous soyons rendus participants de ces biens dans le Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En 1696, Dieu suscita saint Alphonse. Ce gentilhomme napolitain, déjà célèbre comme avocat, vient déposer son épée sur l’autel de Notre-Dame de la Merci, car il veut désormais être soldat de Jésus-Christ et se débarrasser des affaires du siècle, afin de ne plaire qu’à Celui à qui il s’est donné. « L’Esprit du Seigneur est sur lui qui le consacre et l’envoie pour prêcher l’Évangile aux pauvres ».


« Il a été envoyé d’En-haut, pour amener le peuple à la pénitence ». Il fonde dans ce dessein la Congrégation du Très Saint Rédempteur dont, à l’exemple du Sauveur, il envoie les membres dans les campagnes, les bourgs et les villages pour y annoncer le royaume de Dieu.


Il s’obligea par vœu à ne jamais perdre un moment et ne commit jamais, au cours de toute sa vie, aucune faute mortelle.


Il écrivit des ouvrages remplis d’érudition sacrée et de piété qui lui valurent le titre de Docteur de l’Église. Faisant ressortir toute l’importance de la prière dans le plan divin, il condense tout son traité sur la grâce dans cette phrase : « Celui qui prie se sauve, celui qui ne prie pas se damne. »


Saint Alphonse dut accepter d’être évêque de Sainte-Agathe des Goths, près de Naples.

Il mourut à l’âge de quatre-vingt-onze ans, en l’an 1787. Le Pape bénédictin Pie VII ordonna qu’on envoyât à Rome trois doigts de sa main droite : « Qu’ils viennent à Rome, disait-il, ces saints doigts qui ont si bien écrit pour la gloire de Dieu, de la Vierge Marie et de la Religion ».


Pie IX le déclara en 1871 Docteur de l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rien ne nous fera plaisir à l’heure de la mort comme la confiance immense que nous aurons eue en Jésus-Christ le long de notre vie.

Méditation du jour
Allons avec confiance au trône de la grâce  suite

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