Méditation du jour
La richesse est sans valeur

si elle n’est utilisée

pour la gloire de Dieu ”

Considère bien,

ô homme,

la nature de la richesse.

Pourquoi cette admiration pour l’or ?

L’or n’est qu’une pierre ;

une pierre aussi l’argent,

une pierre la perle,

une pierre chacune des pierres...

Voilà les fleurs de la richesse.

Il en est que tu enfermes,

attentif à couvrir de ténèbres

des pierres brillantes,

d’autres que tu exhibes

pour te parer

de leur éclat précieux.

À quoi bon, dis-moi,

promener une main chargée de pierreries ?

N’as-tu pas honte d’aimer

des cailloux ?...

Quel bellâtre cependant a pu prolonger sa vie d’un seul jour ?

Qui a été épargné par la mort

à cause de sa fortune.

Qui a su détourner la maladie

à force d’argent ?

Jusques à quand rechercheras-tu l’or,

piège des âmes,

hameçon de la mort,

appât du péché ?

À quoi bon l’or ?

Pour porter des vêtements de prix ?

Mais une tunique de deux coudées te suffira,

un manteau jeté sur tes épaules

répondra à toutes les nécessités de ton habillement.

Dépenseras-tu ta richesse pour la table ?

Un seul pain est suffisant

pour te remplir l’estomac...

Regrettes-tu la gloire

qu’assure la fortune ?

Mais si tu ne recherches pas la gloire d’ici-bas,

tu trouveras la vraie,

celle qui conduit

au royaume des Cieux.


(Saint BASILE, Docteur de l’Église)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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