Méditation du jour
Ste Gertrude,

vierge - 16 novembre

Pourquoi les Saints soupiraient après la Patrie céleste ”

Ineffable et absolument indicible

est l’éclat de la Beauté divine :

la parole ne La peut découvrir,

ni l’oreille La percevoir.

En vain évoquerait-on les splendeurs de l’aurore,

et la clarté de la lune,

et le rayonnement du soleil.

Tout cela n’est rien par rapport à Sa gloire

et, comparées à la véritable Lumière,

ces lumières terrestres en sont beaucoup plus loin

que l’obscurité profonde d’une nuit sans lune ne l’est du plein midi.

Cette Beauté ne peut être aperçue par des yeux de chair :

l’âme seule et la raison La perçoivent.

Lorsqu’Elle S’est révélée à quelque Saint,

Elle leur a laissé l’aiguillon d’un intolérable désir.

Passionnés d’une autre Vie, ils s’écriaient :

« Hélas ! combien mon exil s’est prolongé ! »

Et encore :

« Quand viendrai-je pour apparaître devant la face de Dieu ? »

Ou bien :

« Mourir et être avec le Christ

« est de beaucoup le meilleur pour moi. »

Et de même :

« Mon âme a soif du Dieu vivant et fort. »

« Laissez maintenant partir Votre serviteur, ô Maître. »

Cette vie leur pesait comme une prison

et leurs élans étaient irrésistibles,

une fois que l’amour divin

avait touché leur cœur.


(Saint Basile, Docteur de l’Église)


Vendredi 10 juillet 2020
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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