Méditation du jour
S. Tite,

évêque et confesseur - 6 février

La psalmodie n’honore Dieu

que si elle procède de lèvres pures ”

Le psaume est la tranquillité des âmes

et l’agent de la paix…

Comment pourrait-on avoir pour ennemi

un homme avec lequel on vient de louer Dieu ?…

La psalmodie chasse les démons

et obtient la protection des Anges…

Elle initie les commençants,

elle développe ceux qui progressent,

elle consolide les parfaits.

C’est la voix de l’Église,

la joie de nos solennités…

La psalmodie est une œuvre angélique,

un entretien céleste,

un encens spirituel.

Ô l’admirable invention,

qui nous fait à la fois chanter

et apprendre,

qui imprime en quelque sorte dans nos âmes

les préceptes divins !

Prononcer de bouche les paroles du psaume,

ce n’est pas chanter le Seigneur.

Ceux qui psalmodient d’un cœur pur,

qui sont saints

et observent la justice,

ceux-là peuvent offrir à Dieu

l’harmonie d’un chant spirituel.

Que de fornicateurs,

que de voleurs ici !

Combien qui cachent dans leur cœur

le mensonge

et la ruse !

Ils croient psalmodier ;

mais ils ne le font pas en réalité.

Seule l’âme sainte

est invitée à l’honneur

de la louange divine.


(Saint Basile)


Vendredi 3 juillet 2026
S. Irénée,

évêque et Martyr
3e classe

Temps après la Pentecôte

1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez accordé au bienheureux Irénée, Votre Martyr et Pontife, de réprimer les hérésies par la vérité de sa doctrine et d’affermir la paix de l’Église, nous Vous en supplions, donnez à Votre peuple la constance en la sainte religion, et à nos temps Votre paix. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


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