Méditation du jour
S. Grégoire le Thaumaturge,

évêque et confesseur - 17 novembre

Quand la mort passe… ”

Pourquoi s’indigner

comme si nous étions privés de quelque chose qui nous appartienne

et plaindre les défunts

comme si on leur eût fait tort ?

Mets-toi dans l’esprit

que ton fils n’est pas décédé

mais restitué ;

que ton ami n’est pas mort,

mais qu’il est parti en voyage,

qu’il t’a un peu devancé sur la route...

Pourquoi n’es-tu pas habitué à penser en mortel

au sujet d’un mortel

et peux-tu regarder la mort de ton enfant comme imprévue ?

Lorsque te fut annoncée la naissance de ton fils,

si on t’avait demandé la nature du nouveau-né,

qu’aurais-tu répondu ?

Qu’aurais-tu dit,

sinon que c’était un homme ?

Mais, si c’est un homme,

c’est donc un mortel.

Qu’y a-t-il d’extraordinaire si un mortel est mort ?

Ne vois-tu pas que le soleil se lève et se couche ?

que la lune croît pour décroître ensuite ?

que la terre verdit,

puis se dessèche ?

Qu’est-ce qui est stable de ce qui nous entoure ?

Qu’est-ce qui est de nature fixe et immuable ?

Regarde le ciel et la terre

eux non plus ne sont pas éternels.


(Saint Basile le Grand, Docteur de l’Église grecque.)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

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