Méditation du jour
S. Grégoire le Thaumaturge,

évêque et confesseur - 17 novembre

“
Quand la mort passe… ”

Pourquoi s’indigner

comme si nous étions privés de quelque chose qui nous appartienne

et plaindre les défunts

comme si on leur eût fait tort ?

Mets-toi dans l’esprit

que ton fils n’est pas décédé

mais restitué ;

que ton ami n’est pas mort,

mais qu’il est parti en voyage,

qu’il t’a un peu devancé sur la route...

Pourquoi n’es-tu pas habitué à penser en mortel

au sujet d’un mortel

et peux-tu regarder la mort de ton enfant comme imprévue ?

Lorsque te fut annoncée la naissance de ton fils,

si on t’avait demandé la nature du nouveau-né,

qu’aurais-tu répondu ?

Qu’aurais-tu dit,

sinon que c’était un homme ?

Mais, si c’est un homme,

c’est donc un mortel.

Qu’y a-t-il d’extraordinaire si un mortel est mort ?

Ne vois-tu pas que le soleil se lève et se couche ?

que la lune croît pour décroître ensuite ?

que la terre verdit,

puis se dessèche ?

Qu’est-ce qui est stable de ce qui nous entoure ?

Qu’est-ce qui est de nature fixe et immuable ?

Regarde le ciel et la terre

eux non plus ne sont pas éternels.


(Saint Basile le Grand, Docteur de l’Église grecque.)


Dimanche 1er novembre 2026
FÊTE de la TOUSSAINT

(Fête de tous les Saints)
1re classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de 23e dimanche après la Pentecôte


Oraison - collecte
Dieu Tout-Puissant et éternel, qui nous avez accordé de célébrer dans une même solennité les mérites de tous Vos Saints ; faites, nous Vous en prions, que nos intercesseurs étant multipliés, une abondante effusion de Vos miséricordes, objet de nos désirs, nous vienne de Votre munificence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du 23e dimanche après la Pentecôte :


Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’origine de cette solennité, destinée à célébrer tous « les amis de Dieu », remonte à l’époque où Boniface IV, purifiant le Panthéon, qu’Agrippa, le ministre favori d’Auguste, avait érigé à Jupiter Vengeur et à tous les dieux consacra ce temple à la très-sainte Vierge et à tous les Saints.


Cette consécration eut lieu en 807 ; vingt-huit charriots, chargés des ossements des martyrs recueillis dans les différents cimetières de Rome, furent transportés dans la célèbre rotonde. Grégoire IV étendit la célébration de cette fête à l’Église entière, en 835, et Sixte IV lui donna une octave.


Cette fête est la fête du Ciel, la fête de l’Église triomphante. L’Église, qui combat encore ici-bas, chante les louanges de ceux qui ont vaincu, de « cette foule innombrable » que vit l’Apôtre saint Jean, « de toute nation, de tout peuple et de toute langue, se tenant devant le trône de Dieu, en présence de l’Agneau, revêtue de robes blanches et portant des palmes à la main. »


Nous les vénérons avec les prières, nous les prenons pour nos modèles et nos intercesseurs, nous écriant avec le Vénérable Bède : « Ô Église, mère vraiment bienheureuse, que l’honneur des miséricordes divines illumine, que décore le sang glorieux des Martyrs triomphants, que la virginité couvre de sa candeur et de son inviolable fidélité ! Elle a parmi ses fleurs des roses et des lis ; la paix règne dans le camp céleste, et l’armée des soldats du Christ a des fleurs pour couronner leur bravoure. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Méditez et désirez le Ciel ;

dites souvent :

« Beau Ciel, je veux te voir un jour ! »


Méditation du jour
Sur ces paroles : Je crois la Communion des Saints  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |