Méditation du jour
S. Grégoire le Thaumaturge,

évêque et confesseur - 17 novembre

Quand la mort passe… ”

Pourquoi s’indigner

comme si nous étions privés de quelque chose qui nous appartienne

et plaindre les défunts

comme si on leur eût fait tort ?

Mets-toi dans l’esprit

que ton fils n’est pas décédé

mais restitué ;

que ton ami n’est pas mort,

mais qu’il est parti en voyage,

qu’il t’a un peu devancé sur la route...

Pourquoi n’es-tu pas habitué à penser en mortel

au sujet d’un mortel

et peux-tu regarder la mort de ton enfant comme imprévue ?

Lorsque te fut annoncée la naissance de ton fils,

si on t’avait demandé la nature du nouveau-né,

qu’aurais-tu répondu ?

Qu’aurais-tu dit,

sinon que c’était un homme ?

Mais, si c’est un homme,

c’est donc un mortel.

Qu’y a-t-il d’extraordinaire si un mortel est mort ?

Ne vois-tu pas que le soleil se lève et se couche ?

que la lune croît pour décroître ensuite ?

que la terre verdit,

puis se dessèche ?

Qu’est-ce qui est stable de ce qui nous entoure ?

Qu’est-ce qui est de nature fixe et immuable ?

Regarde le ciel et la terre

eux non plus ne sont pas éternels.


(Saint Basile le Grand, Docteur de l’Église grecque.)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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