Méditation du jour
S. Édouard-le Confesseur,

roi et confesseur - 13 octobre

“
De la sagesse et de l’ignorance ”

L’homme s’estime savant

et non point ignorant

lorsqu’il connaît une chose

cachée pour autrui.

Mais l’étrange sagesse que la nôtre,

réduite à s’ignorer elle-même !

Qui parvient à pénétrer parfaitement

l’essence de son âme propre ?

Qui décrira exactement

la manière dont son corps

est conformé intérieurement,

quel il sera plus tard,

ou seulement comme il est à l’extérieur ?

Toutefois l’homme possède,

dans une certaine mesure,

la faculté de se connaître lui-même

et de savoir d’autres choses encore ;

son ignorance n’est pas complète,

au lieu qu’un jour il se verra parfaitement sage

ou dépouillé de toute science.

Donc la sagesse,

qui est aimée de tous en ce monde,

et avec raison

car elle est utile,

se trouvera chez les bons

en un si haut degré

que rien ne leur échappera

de ce qu’ils voudront savoir.

En effet, le juste sera rempli

de la souveraine Sagesse

qui est Dieu même,

et il La contemplera face à face.

Par ce regard,

il saisira la nature particulière

de tous les êtres créés,

ceux-ci,

mieux qu’en eux-mêmes,

subsistant en Dieu

de manière suréminente.

Alors les justes connaîtront

tout ce que Dieu a fait

et ce qui peut être l’objet de science,

tant dans le passé

que dans l’avenir.

La patrie,

la race,

la famille de chacun,

ainsi que tous les actes de sa vie,

ne seront plus un secret pour personne.


(Saint Anselme, évêque et docteur de l’Église)


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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