Méditation du jour
S. Édouard-le Confesseur,

roi et confesseur - 13 octobre

De la sagesse et de l’ignorance ”

L’homme s’estime savant

et non point ignorant

lorsqu’il connaît une chose

cachée pour autrui.

Mais l’étrange sagesse que la nôtre,

réduite à s’ignorer elle-même !

Qui parvient à pénétrer parfaitement

l’essence de son âme propre ?

Qui décrira exactement

la manière dont son corps

est conformé intérieurement,

quel il sera plus tard,

ou seulement comme il est à l’extérieur ?

Toutefois l’homme possède,

dans une certaine mesure,

la faculté de se connaître lui-même

et de savoir d’autres choses encore ;

son ignorance n’est pas complète,

au lieu qu’un jour il se verra parfaitement sage

ou dépouillé de toute science.

Donc la sagesse,

qui est aimée de tous en ce monde,

et avec raison

car elle est utile,

se trouvera chez les bons

en un si haut degré

que rien ne leur échappera

de ce qu’ils voudront savoir.

En effet, le juste sera rempli

de la souveraine Sagesse

qui est Dieu même,

et il La contemplera face à face.

Par ce regard,

il saisira la nature particulière

de tous les êtres créés,

ceux-ci,

mieux qu’en eux-mêmes,

subsistant en Dieu

de manière suréminente.

Alors les justes connaîtront

tout ce que Dieu a fait

et ce qui peut être l’objet de science,

tant dans le passé

que dans l’avenir.

La patrie,

la race,

la famille de chacun,

ainsi que tous les actes de sa vie,

ne seront plus un secret pour personne.


(Saint Anselme, évêque et docteur de l’Église)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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