Méditation du jour
- 3 juin
Le secret de la joie continuelle des Saints ”

La loi que Notre-Seigneur est venu apporter au monde

est une loi de joie immédiate,

de joie terrestre.

Mais comment accorder cette joie

avec les épreuves

qui accablent l’homme sur la terre ?

Vous n’êtes pas sans avoir éprouvé un jour ou l’autre

une grande joie,

et, alors, s’il vous est arrivé quelque petite contrariété,

vous l’avez secouée en souriant.

« Qu’est-ce que cela !

« disiez-vous. Je tiens mon bonheur.

« J’en jouis.

« Peu importe le reste. »

Il faudrait donc,

pour supporter avec vaillance les maux de cette vie,

pouvoir installer en nous

un foyer de joie permanent

et durable.

Les Saints l’ont fait,

depuis les Martyrs des premiers siècles

jusqu’à ceux d’aujourd’hui,

en passant par les Confesseurs,

les Vierges,

les Saintes femmes.

Tous chantent le même cantique de jubilation

et d’action de grâces.

Tous crient merci à Dieu,

qui les a créés,

les a sauvés,

les a prédestinés au Ciel,

et c’est là, remarquez-le bien,

la raison unique de leur joie.

Pour avoir en nous la joie surnaturelle,

permanente,

il faut faire comme les Saints.

Mais ces vérités

qui les comblent de joie

ne seront savoureuses

et nourrissantes,

que si nous brisons le noyau.

C’est à l’intérieur

que se trouve la liqueur

réconfortante,

enivrante.

Il faut concentrer notre esprit

sur les divins mystères

et étudier,

à leur lumière,

l’amour de Dieu pour nous.


(R.P. Vallée, o.p.)


Vendredi 27 février 2026
des Quatre-Temps de Carême
2e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

évêque de Séville et confesseur


Une illustration de l’école de saint Léandre fut saint Herménégilde, un des fils du roi arien Léovigilde, c’est lui qui avait gravé au cœur de l’illustre jeune homme cette Foi invincible qui fit de lui la victime de son propre père.



voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Soyez, Seigneur, propice à Votre peuple ; et puisque Vous lui inspirez la piété envers Vous, que Votre miséricorde le soutienne de son bienfaisant secours. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint S. Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Ô Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune saint Gabriel de l’Addolorata, italien, nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.


Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.


Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.


Benoît XV le canonisa en 1920.


POUR SAINT LÉANDRE :


Saint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.

Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.

Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.

Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous liez pas avec tout le monde ; que vos amitiés soient fondées sur la Foi.

Méditation du jour
Jésus tenté par Satan ; lois de la tentation  suite

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