Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine,

pénitente - 22 juillet

Un secret travail préparatoire

précède toute conversion ”

Reliquaire de l
Reliquaire de l'insigne relique du chef de sainte Marie-Madeleine,
exposée solennellement pour sa fête
en la basilique de Saint-Maximin (photo Abbé JMS).

La libération du tourment de l’Infini,

Marie de Magdala l’a trouvée

dans la Foi au Dieu de l’Évangile

que Jésus révélait,

Foi qui s’était emparée d’elle

avant même la démarche suprême

de sa conversion.

On peut s’étonner

que la pécheresse

arrive si rapidement

à la lumière ;

alors que tant d’autres,

moins coupables,

n’y parviennent pas.

« Jésus, dit Pascal,

« ne donne Sa lumière

« qu’au cœur purifié. »

Marie-Madeleine n’en est pas là.

Mais la purification de sa vie

est vite amorcée

par l’attitude première qu’elle prend

à l’égard du tourment de l’infini :

au lieu de continuer

à se consoler

de la privation

de ce qu’elle ne nomme pas encore le « divin »,

par de perpétuels divertissements,

elle laisse le tourment de l’Infini

creuser en elle

sa plaie incurable ;

au lieu de chercher à lui échapper,

elle lui donne licence

de poursuivre en elle

son œuvre destructrice d’illusions.

Alors, sous l’aiguillon d’une inquiétude

de plus en plus tenaillante,

cessant un jour de se divertir

et de s’étourdir,

elle a l’immense courage

de rentrer en elle-même

et de réfléchir

sur ce que signifie la vie en général,

et sur ce que vaut sa vie

de femme perdue

en particulier.

C’est ce double

et douloureux examen qui est,

à n’en pas douter,

le point de départ de sa conversion.

C’est l’heure que Dieu attend

pour lui faire, par Son Christ,

le don magnifiquement régénérateur

de la Foi.


(R.P. Sanson)


Mardi 13 novembre 2018
S. Didace,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par une providence admirable, choisissez ce qu’il y a de plus faible dans le monde pour confondre ce qu’il y a de plus fort ; soyez propice à notre humilité, et accordez-nous, grâce aux pieuses prières de Votre bienheureux Confesseur Didace, d’être élevés dans les Cieux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Espagne, vers 1400, saint Didace quitta tout ce qu’il possédait et entra à Arrizafa, chez les frères Mineurs comme frère lai. Il s’y adonna surtout à la contemplation et reçut de Dieu des lumières si vives qu’il parlait des choses du Ciel d’une manière toute divine.


Dans les îles Canaries, son ardent désir du martyre fut en partie satisfait par toutes sortes de tribulations. Revenu à Rome l’année du jubilé, sous le pontificat de Nicolas V, il y soigna les malades au couvent de l’Ara Cœli, et remplit cette charge avec tant de charité que, malgré la disette qui désolait la ville, ceux qui étaient confiés à ses soins ne manquèrent jamais du nécessaire.


La Passion de Jésus était le sujet ordinaire de ses méditations et de ses prières. Sentant sa fin approcher et n’ayant sur lui qu’une vieille robe toute déchirée, les yeux fixés sur la croix, il prononça les paroles de l’hymne sacrée :

« Bois et clous pleins de douceur, vous portez le plus doux des fardeaux ; quelle gloire est la vôtre puisque vous avez été jugés dignes de porter le Roi des Cieux ».


Et il rendit pieusement son âme à Dieu. C’était à Alcala de Henarez, en 1463.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Visitez les malades ; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

Méditation du jour
Notre vie et l’Éternité  suite

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