Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine,

pénitente - 22 juillet

Un secret travail préparatoire

précède toute conversion ”

Reliquaire de l
Reliquaire de l'insigne relique du chef de sainte Marie-Madeleine,
exposée solennellement pour sa fête
en la basilique de Saint-Maximin (photo Abbé JMS).

La libération du tourment de l’Infini,

Marie de Magdala l’a trouvée

dans la Foi au Dieu de l’Évangile

que Jésus révélait,

Foi qui s’était emparée d’elle

avant même la démarche suprême

de sa conversion.

On peut s’étonner

que la pécheresse

arrive si rapidement

à la lumière ;

alors que tant d’autres,

moins coupables,

n’y parviennent pas.

« Jésus, dit Pascal,

« ne donne Sa lumière

« qu’au cœur purifié. »

Marie-Madeleine n’en est pas là.

Mais la purification de sa vie

est vite amorcée

par l’attitude première qu’elle prend

à l’égard du tourment de l’Infini :

au lieu de continuer

à se consoler

de la privation

de ce qu’elle ne nomme pas encore le « divin »,

par de perpétuels divertissements,

elle laisse le tourment de l’Infini

creuser en elle

sa plaie incurable ;

au lieu de chercher à lui échapper,

elle lui donne licence

de poursuivre en elle

son œuvre destructrice d’illusions.

Alors, sous l’aiguillon d’une inquiétude

de plus en plus tenaillante,

cessant un jour de se divertir

et de s’étourdir,

elle a l’immense courage

de rentrer en elle-même

et de réfléchir

sur ce que signifie la vie en général,

et sur ce que vaut sa vie

de femme perdue

en particulier.

C’est ce double

et douloureux examen qui est,

à n’en pas douter,

le point de départ de sa conversion.

C’est l’heure que Dieu attend

pour lui faire, par Son Christ,

le don magnifiquement régénérateur

de la Foi.


(R.P. Sanson)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Cherchez dans l’oraison assidue la science des Saints.

Méditation du jour
Aussi puissante que miséricordieuse  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |