Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine,

pénitente - 22 juillet

Un secret travail préparatoire

précède toute conversion ”

Reliquaire de l
Reliquaire de l'insigne relique du chef de sainte Marie-Madeleine,
exposée solennellement pour sa fête
en la basilique de Saint-Maximin (photo Abbé JMS).

La libération du tourment de l’Infini,

Marie de Magdala l’a trouvée

dans la Foi au Dieu de l’Évangile

que Jésus révélait,

Foi qui s’était emparée d’elle

avant même la démarche suprême

de sa conversion.

On peut s’étonner

que la pécheresse

arrive si rapidement

à la lumière ;

alors que tant d’autres,

moins coupables,

n’y parviennent pas.

« Jésus, dit Pascal,

« ne donne Sa lumière

« qu’au cœur purifié. »

Marie-Madeleine n’en est pas là.

Mais la purification de sa vie

est vite amorcée

par l’attitude première qu’elle prend

à l’égard du tourment de l’Infini :

au lieu de continuer

à se consoler

de la privation

de ce qu’elle ne nomme pas encore le « divin »,

par de perpétuels divertissements,

elle laisse le tourment de l’Infini

creuser en elle

sa plaie incurable ;

au lieu de chercher à lui échapper,

elle lui donne licence

de poursuivre en elle

son œuvre destructrice d’illusions.

Alors, sous l’aiguillon d’une inquiétude

de plus en plus tenaillante,

cessant un jour de se divertir

et de s’étourdir,

elle a l’immense courage

de rentrer en elle-même

et de réfléchir

sur ce que signifie la vie en général,

et sur ce que vaut sa vie

de femme perdue

en particulier.

C’est ce double

et douloureux examen qui est,

à n’en pas douter,

le point de départ de sa conversion.

C’est l’heure que Dieu attend

pour lui faire, par Son Christ,

le don magnifiquement régénérateur

de la Foi.


(R.P. Sanson)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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