Méditation du jour
Transfiguration

de Notre Seigneur Jésus-Christ - 6 août

« Sa face resplendit comme le soleil,

et Ses vêtements prirent l’éclatante

blancheur de la neige. » ”

Que font ici l’éclat du soleil et la blancheur de la neige ?

De simples comparaisons, qui ne peuvent nous donner qu’une bien pâle idée de ce qu’était en réalité cette Transfiguration.

Si nous songeons que le corps du Christ était devenu à ce moment-là comme l’ostensoir vivant de la splendeur de Dieu, comme la flamme fulgurante de l’éternelle Lumière ;

si nous songeons que cette chair déjà glorifiée va devenir bientôt le Soleil des Cieux nouveaux, projetant Ses feux éblouissants à travers la Jérusalem céleste, inondant de Ses ardentes clartés les neuf Chœurs des Anges et la triomphante assemblée des Élus, nous serons obligés de laisser là toute comparaison et d’adorer en silence.

Si nous savions mieux user des lumières de la Foi ;

si nous voulions plus souvent ouvrir les yeux de l’âme aux magnifiques lueurs qu’elle projette sur la face de notre divin Maître,

de Celui qui est encore et qui restera désormais pour nous le Christ de la Transfiguration ;

nous trouverions, sans nul doute, dans cette intime contemplation, les énergies nécessaires pour gravir, ici-bas, les sentiers du Calvaire,

en attendant de jouir bientôt des gloires et des béatitudes de l’éternel Thabor !


(R.P. Lefortry)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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