Méditation du jour
S. Clément Ier,

pape et martyr - 23 novembre

L’exil du cœur ”

Ma grande épreuve,

elle dure encore

et durera jusqu’à ma mort,

et j’en remercie le bon Dieu de toute mon âme,

c’est l’exil du cœur,

l’isolement du cœur.

Lorsque, après un long travail

et un long combat sur son intérieur,

on est parvenu,

avec le secours de la grâce,

à se détacher à peu près de tout le créé,

il se creuse dans l’âme

un immense abîme,

que Dieu seul peut combler.

Sans doute, dans cet état de dépouillement,

Dieu Se donne à l’âme d’une manière très intime

et bien propre à la dédommager largement

de tout ce qu’elle a abandonné pour Son Amour.

Mais le désir de Dieu est si grand,

si profond,

si insatiable,

que les communications divines

par lesquelles Dieu Se verse ainsi dans cette âme

ne sont pas capables d’apaiser cette soif de Dieu,

ce besoin infini qui la consume.

Elles ne font, ce semble, au contraire,

que l’augmenter,

de telle sorte que, tout en étant soulagée

et nourrie par ce don abondant que Dieu lui fait de Lui-même,

l’âme en éprouve en quelque sorte une faim immense.

Et tout son bonheur serait de pouvoir s’en rassasier pleinement.

Mais ce plein rassasiement n’est qu’au Ciel.

Aussi l’âme y aspire-t-elle

de toute la plénitude de ses désirs,

non pas tant pour y être heureuse

que pour s’unir parfaitement

et irrévocablement par l’amour

au seul objet qu’elle aime,

c’est-à-dire à son Dieu.


(R.P. Jean Lyonnard, s.j.)


Dimanche 19 juillet 2026
8e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Seigneur, accordez-nous, dans Votre bonté, la grâce de penser et d’agir toujours selon la justice ; afin que, ne pouvant exister sans Vous, nous puissions conformer notre vie à Votre volonté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Providence, toujours maternelle dans Sa sollicitude à l’égard des hommes, suscita au XVIIe siècle saint Vincent de Paul. Elle le combla de l’Esprit qui avait fortifié les Apôtres et saint Vincent contribua largement à l’évangélisation des pauvres et au développement des vertus sacerdotales qui font la gloire du clergé.


Il naquit près de Dax (Landes). Il était encore jeune prêtre lorsqu’il tomba entre les mains de pirates turcs qui l’emmenèrent en Afrique. De retour en France, il fut successivement Curé et Grand Aumônier des galères.


Saint François de Sales lui confia plus tard la direction spirituelle des Visitandines. Prêchant surtout aux habitants des campagnes, il astreignit à cette œuvre apostolique, par un vœu spécial, les membres de la Congrégation qu’il avait instituée, sous le titre de Prêtres de la Mission ou Lazaristes. Leur apprenant à tout quitter pour suivre le Christ, il les envoya travailler dans la vigne de Dieu et établir partout des séminaires qui donneraient au peuple de bons prêtres.


Pour venir en aide aux abandonnés, aux jeunes filles dont la vertu était exposée, aux fous, aux invalides et aux malades, il fonda, avec le concours de sainte Louise de Marillac (canonisée par le Pape Pie XI, le 11 mars 1934, fête le 15 mars), la Congrégation des Filles de la Charité, qui est actuellement la plus nombreuse et qui est la plus répandue dans le monde entier.


Après une vie qui nous rappelle l’apostolat de saint Paul, et qui l’a fait proclamer par Léon XIII le Patron spécial de toutes les œuvres de charité, saint Vincent de Paul mourut en 1660, dans la maison de Saint-Lazare, qui fut la maison mère de sa Congrégation.


Demandons à Dieu, qu’à l’exemple de saint Vincent dont nous vénérons aujourd’hui les pieux mérites, nos cœurs soient pénétrés comme le sien de la divine Charité.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un cœur tendre et compatissant pour toutes les misères d’autrui.


Méditation du jour
Le génie de la Charité  suite

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