Méditation du jour
S. Clément Ier,

pape et martyr - 23 novembre

L’exil du cœur ”

Ma grande épreuve,

elle dure encore

et durera jusqu’à ma mort,

et j’en remercie le bon Dieu de toute mon âme,

c’est l’exil du cœur,

l’isolement du cœur.

Lorsque, après un long travail

et un long combat sur son intérieur,

on est parvenu,

avec le secours de la grâce,

à se détacher à peu près de tout le créé,

il se creuse dans l’âme

un immense abîme,

que Dieu seul peut combler.

Sans doute, dans cet état de dépouillement,

Dieu Se donne à l’âme d’une manière très intime

et bien propre à la dédommager largement

de tout ce qu’elle a abandonné pour Son Amour.

Mais le désir de Dieu est si grand,

si profond,

si insatiable,

que les communications divines

par lesquelles Dieu Se verse ainsi dans cette âme

ne sont pas capables d’apaiser cette soif de Dieu,

ce besoin infini qui la consume.

Elles ne font, ce semble, au contraire,

que l’augmenter,

de telle sorte que, tout en étant soulagée

et nourrie par ce don abondant que Dieu lui fait de Lui-même,

l’âme en éprouve en quelque sorte une faim immense.

Et tout son bonheur serait de pouvoir s’en rassasier pleinement.

Mais ce plein rassasiement n’est qu’au Ciel.

Aussi l’âme y aspire-t-elle

de toute la plénitude de ses désirs,

non pas tant pour y être heureuse

que pour s’unir parfaitement

et irrévocablement par l’amour

au seul objet qu’elle aime,

c’est-à-dire à son Dieu.


(R.P. Jean Lyonnard, s.j.)


Vendredi 13 mars 2026
de la troisième semaine de Carême
3e classe
Temps du Carême



Oraison - collecte
Nous Vous en supplions, Seigneur, d’accorder dans Votre bonté, un résultat favorable à nos jeûnes, afin que, comme nos corps pratiquent l’abstinence par rapport aux aliments, ainsi nos âmes s’abstiennent du péché. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Alliée à la famille impériale de Théodose le jeune, fille d’un sénateur de Constantinople, sainte Euphrasie refusa à l’empereur d’accomplir le mariage par lequel il l’avait lui-même fiancée à l’âge de cinq ans ; et, pour fuir les instances de son fiancé, se retira en Egypte avec sa mère.


Elle y fit vœu de virginité et entra dans un monastère. Vainement Théodose voulut la rappeler à la cour ; elle lui répondit une lettre qui le pénétra d’admiration et qu’il fit lire au palais, à l’applaudissement de tous les Chrétiens.


L’humilité, l’obéissance, l’austérité, était les vertus favorites de la jeune religieuse, qui eut souvent à exercer sa douceur et sa patience dans l’intérieur même de son monastère.

Des miracles, la guérison d’un sourd-muet, celle d’une possédée, célébrèrent ses mérites.


Elle avait trente ans à peine quand elle fut divinement avertie de sa mort, qui la saisit vingt-quatre heures après, l’an 412 pour les uns, l’an 460 selon d’autres, au milieu des joies de la plus profonde dévotion.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez une entière ouverture de conscience envers le directeur de votre âme.

Méditation du jour
Les largesses de Dieu sont proportionnées à notre confiance  suite

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