Méditation du jour
S. Laurent de Brindisi,

confesseur et docteur - 21 juillet

Confiance en Dieu dans tous les maux ”

Pour ce qui nous concerne personnellement,

pénétrons-nous bien de cette vérité

de notre sainte Foi,

que « tous les cheveux de notre tête sont comptés »,

et qu’il n’en tombera pas un seul

sinon par la volonté de Dieu ;

en d’autres termes,

que la moindre atteinte ne nous sera jamais portée,

qu’Il ne le veuille

et ne l’ordonne.

Éclairés par la méditation de cette vérité,

nous comprendrons aisément

que nous n’avons ni plus ni moins à craindre,

dans un temps de désastre public

que dans n’importe quel autre temps,

que Dieu peut fort bien

nous mettre à l’abri de tout mal,

au milieu de l’accablement général,

comme Il peut nous livrer à tous les maux,

pendant qu’autour de nous

chacun est dans la paix

et la joie,

que ce qui doit uniquement nous occuper

c’est de nous rendre favorable

le Dieu tout-puissant.

Or, c’est là l’effet infaillible

de la conformité de notre volonté

à la Sienne.

Empressons-nous donc

d’accepter de Sa main

tout ce qu’Il nous enverra.

Cette disposition

a plein pouvoir sur Son Cœur.

Agréant notre humble

et confiant abandon,

ou bien Il nous fera retirer les plus précieux avantages

des maux auxquels nous nous soumettons de la sorte,

ou bien Il nous épargnera ces maux.


(R.P. Jean-Baptiste SAINT-JURE, s.j.)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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