Méditation du jour
Jésus-Christ est la source

de toutes les délices ”

D’où vient ce dégoût des choses spirituelles

et du service de Dieu,

qui est si ordinaire aux gens du monde,

et si préjudiciable à leur salut,

qu’ils abandonnent souvent

l’étude de la vertu

par la seule aversion qu’ils en ont,

ne pouvant s’imaginer

qu’il y ait d’autres plaisirs

que ceux des sens ?

Certainement ce malheur ne vient que du peu de connaissance

qu’ils ont de Jésus-Christ,

qui est la source de toutes les délices spirituelles.

Car qui ne sait que c’est dans l’entretien que nous avons avec Lui

que nous acquérons la vraie dévotion,

et cette facilité merveilleuse

à pratiquer toutes les œuvres de vertu

qu’on ne peut assez priser,

et que ceux qui en sont privés

admirent d’autant plus,

qu’ils ressentent eux-mêmes de plus grandes difficultés,

là où les autres trouvent des consolations qui surpassent si fort

tous les plaisirs des sens,

que quand un homme les pourrait avoir tous ensemble,

ce ne serait qu’amertume

au prix de la joie de l’esprit

que Jésus-Christ fait goûter à ceux qui L’aiment

et qui s’étudient à Le connaître ?

Ce qui a fait dire à saint Jean Climaque que le Fils de Dieu paie comptant,

dans l’entretien que nous avons avec Lui,

le centuple de ce que nous quittons pour Son amour,

avec des gages certains de l’entière récompense

qu’Il nous promet dans le Ciel.


(R.P. Jacques Nouet, s.j. 1605-1680. Contre les protestants, le Père Nouet défendit le dogme de la présence réelle dans un ouvrage qui contribua à la conversion de Turenne (1667). Il se donna à la prédication et combattit les Jansénistes.)


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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