Méditation du jour
« Mon âme glorifie le Seigneur,

et mon esprit a tressailli d’allégresse

en Dieu mon Sauveur » ”

Qui peut dire,

qui peut concevoir

avec quel sentiment

la sainte Vierge prononça ces paroles ?

Il n’appartient à aucun homme mortel

d’exposer le ravissement de Marie en Dieu,

la pureté d’âme

avec laquelle elle Lui rend gloire de tout,

ne réservant absolument rien pour elle.

Dieu la glorifie

plus qu’Il n’a jamais glorifié aucune créature.

Marie reçoit cette gloire,

pour la renvoyer tout entière

à son Auteur ;

et nulle créature ne L’a glorifié

aussi excellemment qu’elle.

Quel triomphe, si je l’ose dire, pour Dieu,

de voir une âme comblée de Ses bienfaits,

inondée de Ses faveurs,

qui n’en fait usage que pour Le louer ;

qui, s’oubliant totalement elle-même,

ne pense qu’à Lui !

La joie dont elle est transportée

n’a point pour objet sa propre élévation,

toute sublime qu’elle est.

Son unique objet

est le Dieu auteur de son salut,

le Dieu qu’elle porte en son sein,

et qui ne S’y est enfermé

que pour la sauver,

elle

et tout le genre humain.


(R.P. Grou, s.j.)


Mardi 13 novembre 2018
S. Didace,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par une providence admirable, choisissez ce qu’il y a de plus faible dans le monde pour confondre ce qu’il y a de plus fort ; soyez propice à notre humilité, et accordez-nous, grâce aux pieuses prières de Votre bienheureux Confesseur Didace, d’être élevés dans les Cieux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Espagne, vers 1400, saint Didace quitta tout ce qu’il possédait et entra à Arrizafa, chez les frères Mineurs comme frère lai. Il s’y adonna surtout à la contemplation et reçut de Dieu des lumières si vives qu’il parlait des choses du Ciel d’une manière toute divine.


Dans les îles Canaries, son ardent désir du martyre fut en partie satisfait par toutes sortes de tribulations. Revenu à Rome l’année du jubilé, sous le pontificat de Nicolas V, il y soigna les malades au couvent de l’Ara Cœli, et remplit cette charge avec tant de charité que, malgré la disette qui désolait la ville, ceux qui étaient confiés à ses soins ne manquèrent jamais du nécessaire.


La Passion de Jésus était le sujet ordinaire de ses méditations et de ses prières. Sentant sa fin approcher et n’ayant sur lui qu’une vieille robe toute déchirée, les yeux fixés sur la croix, il prononça les paroles de l’hymne sacrée :

« Bois et clous pleins de douceur, vous portez le plus doux des fardeaux ; quelle gloire est la vôtre puisque vous avez été jugés dignes de porter le Roi des Cieux ».


Et il rendit pieusement son âme à Dieu. C’était à Alcala de Henarez, en 1463.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Visitez les malades ; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

Méditation du jour
Notre vie et l’Éternité  suite

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