Méditation du jour
- 9 juin
Nous pouvons faire de tout travail

une œuvre apostolique ”

Vous qui travaillez des mains, ouvriers qui labourez la terre, qui travaillez le fer, et qui bâtissez des maisons, ne pouvez-vous aussi, et en même temps, être les ouvriers de la moisson de Dieu ?

Je me souviens d’un ouvrier qui travaillait le fer, et qui était regardé par les Anges au moment où, forgeant une barre, il pensait en lui-même à la forger solide, travaillant avec joie pour les frères inconnus qui devaient s’en servir, les saluant et bénissant en son cœur.

Et les Anges virent qu’il sortait du cœur de cet homme plus d’étincelles de feu sacré et d’électricité céleste, qu’il ne sortait d’étincelles visibles du choc de son marteau.

Et ces étincelles d’âme allaient atteindre et réveiller des âmes, leur inspirant au centre des élans de courage et de joie.

Ainsi travaillait Jésus-Christ lorsqu’Il taillait le bois, et qu’Il faisait ces fortes poutres avec lesquelles peut-être on a construit Sa croix. Pendant ce temps, Son Cœur divin bondissait d’amoureuse pitié, et envoyait des torrents célestes qui enveloppaient et bénissaient le globe.

(R.P. Gratry)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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