Méditation du jour
- 12 octobre
La puissance de l’Amour ”

Notre âme est ainsi faite que,

pour agir

suivant toute l’étendue

de ses plus nobles élans,

elle a besoin de se sentir pleinement

libre,

rassurée,

aimée.

Tout ce qui peut lier,

gêner,

entraver

son essor

vers le vrai,

le bien,

le beau,

paralyse naturellement ses forces ;

elle ne donne qu’une partie

de ce dont elle est capable.

Même si cette liberté lui est acquise,

elle demande de la posséder

en tout repos,

en parfaite tranquillité.

Toute liberté

simplement menacée

n’en est pratiquement plus une,

l’âme est victime

de ses appréhensions

ou de ses craintes.

Enfin, pour qu’elle se donne,

il faut qu’on se donne à elle ;

pour aimer,

elle a besoin de se sentir aimée.

Ces trois conditions

se vérifient

dans l’Amour que le Christ

accorde à Ses disciples.

Il est libérateur,

c’est le but de Sa vie

et de Sa mission.

Son Amour est non seulement

sans repentance,

mais il est rassurant,

encourageant,

il tend sans cesse vers cette plénitude

dont bénéficient toutes les âmes fidèles,

cet Amour prépare la réciprocité,

l’invite,

la force en quelque sorte

et tend à prendre les formes

de la plus intime amitié.


(R.P. Gerest, o.p.)


Lundi 7 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur, purifiez et fortifiez Votre Église par le continuel effet de Votre miséricorde ; et puisqu’elle ne peut subsister sans Vous, conduisez-la toujours au moyen de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Clodoald (saint Cloud) était le troisième des fils de Clodomir, roi des Francs d’Orléans. Il avait trois ans à peine quand son père fut tué. Confié à la tutelle de sa sainte aïeule, Clotilde, il fut attiré par ruse à Paris, dans le palais des Thermes, ainsi que ses infortunés frères, par leurs oncles Childebert et Clotaire. Ces deux princes massacrèrent les aînés et laissèrent le jeune Clodoald pour mort.


Rappelé à la vie, Clodoald renonça au monde, coupa lui-même les longs cheveux, insignes de sa race royale, et se retira dans la solitude.

Bientôt il vint se placer sous la direction du célèbre saint Séverin qui vivait en reclus près de Paris. Quelques temps éloigné de la capitale et résidant en province, il fut rappelé par le vœu des parisiens. L’évêque Eusèbe lui conféra les Ordres sacrés, et il exerça le saint ministère jusqu’à ce que l’amour de la solitude l’exilât encore.


Il se rendit sur une colline voisine de la Seine, en un lieu appelé Nogent, où il rassembla un nombre considérable de disciples qui, comme lui, fuyaient les vicissitudes de la vie publique.

Il y mourut saintement, l’an 560, et laissa, avec le souvenir de ses vertus, son nom au village formé autour de son monastère, lequel devint, sous l’ancienne monarchie, le titre ducal des archevêques de Paris.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Comprenez que votre salut est plus facile dans l’humilité que dans les honneurs.

Méditation du jour
Puissance d’une âme aimante sur le Cœur de Dieu  suite

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