Méditation du jour
- 12 octobre
La puissance de l’Amour ”

Notre âme est ainsi faite que,

pour agir

suivant toute l’étendue

de ses plus nobles élans,

elle a besoin de se sentir pleinement

libre,

rassurée,

aimée.

Tout ce qui peut lier,

gêner,

entraver

son essor

vers le vrai,

le bien,

le beau,

paralyse naturellement ses forces ;

elle ne donne qu’une partie

de ce dont elle est capable.

Même si cette liberté lui est acquise,

elle demande de la posséder

en tout repos,

en parfaite tranquillité.

Toute liberté

simplement menacée

n’en est pratiquement plus une,

l’âme est victime

de ses appréhensions

ou de ses craintes.

Enfin, pour qu’elle se donne,

il faut qu’on se donne à elle ;

pour aimer,

elle a besoin de se sentir aimée.

Ces trois conditions

se vérifient

dans l’Amour que le Christ

accorde à Ses disciples.

Il est libérateur,

c’est le but de Sa vie

et de Sa mission.

Son Amour est non seulement

sans repentance,

mais il est rassurant,

encourageant,

il tend sans cesse vers cette plénitude

dont bénéficient toutes les âmes fidèles,

cet Amour prépare la réciprocité,

l’invite,

la force en quelque sorte

et tend à prendre les formes

de la plus intime amitié.


(R.P. Gerest, o.p.)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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