Méditation du jour
- 23 février
La Foi, source de nos joies

ou de nos tristesses ”

La Foi est une source de joie intense,

surtout lorsqu’elle est accompagnée des vertus qu’elle suggère

et qu’elle donne la force de pratiquer,

donnant ainsi lieu à l’amour,

à la confiance,

à la reconnaissance.

Mais aussi elle est une occasion de profonde tristesse

lorsqu’elle se sent menacée,

affaiblie

par l’intervention de l’erreur

et du péché

qui se glissent dans une âme croyante ;

c’est alors la crainte,

l’angoisse,

le trouble

dus aux protestations d’une Foi

qui se sent en danger.

En réalité il n’y a pour une âme chrétienne qu’une joie pure

et féconde

d’où lui viennent tous les biens

et qui contient toutes les espérances les plus sublimes,

celles de la sanctification

et du salut !

Cette joie réside tout entière dans une Foi pure,

vivante,

ardente,

capable de tous les sacrifices.

Mais aussi il n’y a pour elle qu’une seule tristesse vraiment digne de ce nom,

qui renferme tous les malheurs les plus redoutables

et l’expose aux irréparables détresses ;

c’est la perte de la Foi

avec laquelle disparaissent finalement

toutes les vertus

et toutes les espérances.


(R.P. Gerest, o.p.)

[À l’origine de la mission dominicaine de Hanoï, au Viêtnam, au début des années trente, se trouvent les pères Gerest, Aubert et Devautour. Ils arrivent au Tonkin pour fonder un foyer d’étudiants viêtnamiens, la Maison Lacordaire. Comme sa transformation en établissement secondaire a échoué, la Province de Lyon prononce sa fermeture en 1936 et les Pères regagnent la métropole.]


Jeudi 16 août 2018
S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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