Méditation du jour
- 8 novembre
“
Le vrai bonheur est dans l’union à Dieu ”

Très au-dessus de ce que peut entrevoir la raison philosophique,

sans posséder encore la Béatitude parfaite,

qui est celle du Ciel,

nous avons trouvé le vrai bonheur,

dans la mesure où nous aimons sincèrement,

efficacement,

généreusement

le Souverain Bien par-dessus tout,

plus que nous-mêmes

et que toute autre créature,

dans la mesure où nous ordonnons

chaque jour

plus profondément

toute notre vie

vers Lui.

Malgré les tristesses parfois accablantes de la vie présente,

nous avons trouvé le vrai bonheur

ou la paix,

du moins au sommet de l’âme,

lorsque nous aimons Dieu par-dessus tout,

car la paix est la tranquillité de l’ordre,

et nous sommes alors unis au principe même de tout ordre

et de toute vie.

Le Sauveur nous a donné la paix,

non pas par l’accumulation des plaisirs,

des richesses,

des honneurs,

de la gloire,

du pouvoir,

mais par l’union à Dieu.

Et Il nous a tellement donné cette paix solide et durable,

qu’Il peut nous la conserver et nous la conserve,

comme il l’a prédit,

au milieu même des persécutions :

« Bienheureux les pauvres…

« Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice...

« Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice parce que le royaume des Cieux est à eux. »

Déjà le royaume des Cieux est à eux,

en ce sens que, dans L’union à Dieu,

ils ont

par la Charité

la Vie éternelle commencée.


(R.P. Garrigou-Lagrange, o.p.)


Lundi 12 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Wilfrid,

évêque et confesseur



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Angleterre, dans le Northumberland, saint Wilfrid reçut une éducation très distinguée et acheva ses études à Cantorbéry ; puis il se rendit à Rome et fut reçu avec faveur par le pape Martin. De retour dans son pays, il fut d’abord élu évêque de Northumberland, puis d’York. Plein de zèle pour la discipline et pour la liberté de l’Église, il défendit énergiquement ses droits et fut persécuté par le roi Egfried.


S’étant mis en mer pour aller chercher justice près du Saint-Siège, il fut pris par une tempête sur les côtes de la Frise et devint l’apôtre de cette contrée. Le roi Dagobert II, plein de reconnaissance et d’admiration pour ses vertus, lui offrit l’évêché de Strasbourg, qu’il refusa. Il continua sa route vers Rome, et le pape Agathon lui témoigna la plus paternelle affection. Il assista au concile de Latran, qui condamna l’hérésie des monothélites.


Puis le souverain pontife Jean VI ordonna la tenue d’un concile en Angleterre, pour que justice lui fût rendue. L’assemblée, à laquelle le roi assistait, n’hésita pas à reconnaître combien la cause de saint Wilfrid était légitime.


Le Saint vécut jusqu’à soixante-quinze ans, entouré de la vénération universelle, et, après avoir fondé de nombreuses églises, il mourut le 24 avril 709.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Conservez la paix du cœur dans vos luttes pour la cause de Dieu.

Méditation du jour
La puissance de l’Amour  suite

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