Méditation du jour
S. Guillaume de Paris,

abbé en Danemark


- 6 avril

La trahison ”

Judas, ayant montré à découvert

ce qu’il était,

ne perdit pas de temps pour effectuer sa malice.


Il alla trouver les prêtres,

et s’entendit avec eux

pour leur livrer son Maître

à un prix convenu.


Notre-Seigneur voyait tout ce qui se passait en lui :


Il vit Satan frapper à la porte de son cœur,

y être admis

et reçu

comme un hôte intime

et honoré.


Il vit Judas aller trouver les prêtres

et entendit leur conversation.


Il avait tout vu

par sa prescience

durant tout le temps que Judas avait passé dans Sa société,

et dès le moment où Il l’avait choisi.


Les choses que nous savons vaguement

comme appartenant à l’avenir,

nous affectent d’une manière bien plus vive

et différente

quand elles deviennent actuelles.


Notre-Seigneur avait enfin éprouvé

la cruauté

de l’ingratitude

dont Il était l’objet

et la victime.


Il avait traité Judas

comme un de Ses amis

les plus familiers ;

Il lui avait donné les marques

de l’intimité la plus étroite ;

Il en avait fait Son intendant

et celui de Ses Apôtres.

Il lui avait accordé

le pouvoir de faire des miracles,

Il l’avait admis à la connaissance

des mystères du royaume du Ciel.


Il l’avait envoyé prêcher

et avait fait de lui

l’un de Ses représentants spéciaux,

de telle manière que les fautes du serviteur

dussent rejaillir sur son Maître.


Un païen,

frappé par un ami,

s’écria :

« Et toi aussi, Brutus ! ».


Quelle désolation

implique le sentiment de l’ingratitude !


Dieu, qui la rencontre chaque jour,

ne peut pas la ressentir dans Sa Nature bienheureuse.


Il a pris un cœur humain


afin de pouvoir l’éprouver dans sa plénitude.



Cardinal Newmann.


Mardi 13 janvier 2026
Commémoraison du Baptême

de Notre Seigneur
2e classe

Temps de l’Épiphanie



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont le Fils unique a paru dans la substance de notre chair ; faites, s’il Vous plaît, que nous méritions d’être réformés intérieurement par Celui que nous avons reconnu semblable à nous extérieurement : Lui qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La densité des événements qui se sont déroulés dans le cadre de la Nativité du Sauveur et ceux qui se sont déroulés un 6 janvier obligent la Liturgie à répartir en les étalant dans le temps ces fêtes et commémoraisons.

Il y a donc nécessairement chevauchement et même anachronisme si l’on veut. Mais c’est évidemment inévitable.


Ainsi la Chandeleur (qui fait partie du Cycle de Noël) sera célébrée le 2 février alors qu’on aura déjà médité la fuite en Égypte et fêté la Sainte Famille de Nazareth.


Le 6 janvier, l’Antienne à Magnificat des secondes Vêpres nous le faisait chanter : « Trois miracles ont marqué ce jour que nous honorons. Aujourd’hui l’Étoile à conduit les Mages à la crèche ; aujourd’hui l’eau a été changée en vin au festin nuptial ; aujourd’hui le Christ a voulu être baptisé par Jean dans le Jourdain, pour notre salut, alleluia. »


En conséquence, le 6 janvier était la première Épiphanie (manifestation extérieure de la divinité de Jésus) avec les Rois-Mages adorant Dieu.


Le 13 janvier vénère le Baptême de Jésus pendant lequel on voit, deuxième Épiphanie, le Ciel s’ouvrir et on entend la voix de Dieu le Père désignant Son Fils.


Le 2e dimanche après l’Épiphanie met en évidence le premier miracle de Jésus manifestant Sa puissance divine, troisième Épiphanie.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Donnez-vous à Dieu sans réserve, à l’exemple des Saints.

Méditation du jour
La paix, caractère distinctif des disciples de Jésus-Christ  suite

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