Méditation du jour
S. Guillaume de Paris,

abbé en Danemark


- 6 avril

“
La trahison ”

Judas, ayant montré à découvert

ce qu’il était,

ne perdit pas de temps pour effectuer sa malice.


Il alla trouver les prêtres,

et s’entendit avec eux

pour leur livrer son Maître

à un prix convenu.


Notre-Seigneur voyait tout ce qui se passait en lui :


Il vit Satan frapper à la porte de son cœur,

y être admis

et reçu

comme un hôte intime

et honoré.


Il vit Judas aller trouver les prêtres

et entendit leur conversation.


Il avait tout vu

par sa prescience

durant tout le temps que Judas avait passé dans Sa société,

et dès le moment où Il l’avait choisi.


Les choses que nous savons vaguement

comme appartenant à l’avenir,

nous affectent d’une manière bien plus vive

et différente

quand elles deviennent actuelles.


Notre-Seigneur avait enfin éprouvé

la cruauté

de l’ingratitude

dont Il était l’objet

et la victime.


Il avait traité Judas

comme un de Ses amis

les plus familiers ;

Il lui avait donné les marques

de l’intimité la plus étroite ;

Il en avait fait Son intendant

et celui de Ses Apôtres.

Il lui avait accordé

le pouvoir de faire des miracles,

Il l’avait admis à la connaissance

des mystères du royaume du Ciel.


Il l’avait envoyé prêcher

et avait fait de lui

l’un de Ses représentants spéciaux,

de telle manière que les fautes du serviteur

dussent rejaillir sur son Maître.


Un païen,

frappé par un ami,

s’écria :

« Et toi aussi, Brutus ! ».


Quelle désolation

implique le sentiment de l’ingratitude !


Dieu, qui la rencontre chaque jour,

ne peut pas la ressentir dans Sa Nature bienheureuse.


Il a pris un cœur humain


afin de pouvoir l’éprouver dans sa plénitude.



Cardinal Newmann.


Lundi 5 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, de gardez Votre famille par l’assistance continuelle de Votre bonté, afin que, par Votre protection, elle soit délivrée de toute adversité et qu’elle soit fervente dans la pratique des bonnes œuvres, pour la gloire de Votre Nom. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Placide et ses Compagnons, martyrs :


Ô Dieu qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Placide et ses Compagnons, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La sainteté de saint Benoît dans sa grotte de Subiaco attira bientôt autour de lui de nombreux disciples, parmi lesquels les deux plus grands furent saint Maur, l’apôtre de l’Ordre Bénédictin en France, et saint Placide.


Confiés tous deux au saint Patriarche, le premier à douze ans et le second dès l’âge de sept ans, par leurs parents qui appartenaient aux plus illustres familles patriciennes de Rome, ils firent, sous la direction d’un tel maître, les plus rapides progrès dans la sainteté.


Saint Benoît avait une prédilection toute spéciale pour le jeune Placide, et de même que le Sauveur choisissait quelques-uns de Ses disciples pour être témoins de Ses miracles, il aimait à se faire accompagner de ce pieux enfant lorsque Dieu lui donnait d’en opérer.

Un jour que puisant de l’eau dans le lac de Subiaco, saint Placide y était tombé et que les flots l’emportaient loin de la rive, l’homme de Dieu envoya saint Maur qui en marchant miraculeusement sur l’eau, le délivra.

Ayant suivi saint Benoît au Mont-Cassin avec saint Maur, il y fut l’un des plus fermes soutiens du grand Patriarche des Moines d’Occident.


Aujourd’hui l’Office et la Messe célèbrent la mémoire de plusieurs Chrétiens qui furent mis à mort en Sicile vers 541 par des pirates sarrasins. D’après une pieuse tradition ces martyrs étaient saint Placide, sa sœur et les moines que saint Benoît avait envoyés avec lui.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Si vous n’avez pas bien servi Dieu depuis votre enfance, réparez le temps perdu.

Méditation du jour
Que chacun ait confiance en l’ « Ave Maria »  suite

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