Méditation du jour
S. Guillaume de Paris,

abbé en Danemark


- 6 avril

La trahison ”

Judas, ayant montré à découvert

ce qu’il était,

ne perdit pas de temps pour effectuer sa malice.


Il alla trouver les prêtres,

et s’entendit avec eux

pour leur livrer son Maître

à un prix convenu.


Notre-Seigneur voyait tout ce qui se passait en lui :


Il vit Satan frapper à la porte de son cœur,

y être admis

et reçu

comme un hôte intime

et honoré.


Il vit Judas aller trouver les prêtres

et entendit leur conversation.


Il avait tout vu

par sa prescience

durant tout le temps que Judas avait passé dans Sa société,

et dès le moment où Il l’avait choisi.


Les choses que nous savons vaguement

comme appartenant à l’avenir,

nous affectent d’une manière bien plus vive

et différente

quand elles deviennent actuelles.


Notre-Seigneur avait enfin éprouvé

la cruauté

de l’ingratitude

dont Il était l’objet

et la victime.


Il avait traité Judas

comme un de Ses amis

les plus familiers ;

Il lui avait donné les marques

de l’intimité la plus étroite ;

Il en avait fait Son intendant

et celui de Ses Apôtres.

Il lui avait accordé

le pouvoir de faire des miracles,

Il l’avait admis à la connaissance

des mystères du royaume du Ciel.


Il l’avait envoyé prêcher

et avait fait de lui

l’un de Ses représentants spéciaux,

de telle manière que les fautes du serviteur

dussent rejaillir sur son Maître.


Un païen,

frappé par un ami,

s’écria :

« Et toi aussi, Brutus ! ».


Quelle désolation

implique le sentiment de l’ingratitude !


Dieu, qui la rencontre chaque jour,

ne peut pas la ressentir dans Sa Nature bienheureuse.


Il a pris un cœur humain


afin de pouvoir l’éprouver dans sa plénitude.



Cardinal Newmann.


Vendredi 16 janvier 2026
S. Marcel Ier,

pape et martyr
3e classe

Temps après l’Épiphanie

S. Honorat,

évêque et confesseur


S. Bérard et ses compagnons,

martyrs chez les Maures du Maroc


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Nous Vous supplions, Seigneur, d’exaucer, dans Votre clémence, les prières de Votre peuple, afin que nous soyons aidés par les mérites du bienheureux Marcel, Votre Martyr et Pontife, dont la passion est pour nous un sujet de joie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Chef suprême de l’Église lors des dernières persécutions des empereurs de Rome, saint Marcel rendit témoignage à la divinité du Christ « en perdant sa vie par amour pour Lui ».


La sainte veuve Lucine lui ayant offert sa maison, il en fit une église qui porte le titre de Saint-Marcel. Maxence y fit amener les fauves des écuries publiques et condamna le Saint Pape à les garder. Ses souffrances toutes pleines des consolations divines lui permirent de compatir plus pleinement encore aux peines des Chrétiens dont il était le pasteur.


Épuisé par les mauvais traitements, vaincu par la douleur, il mourut en l’an 309. Cette résistance héroïque contre laquelle se brise la violence du César prouve que Jésus est Dieu, car « c’est Sa main qui porte secours à Son serviteur, et c’est Son bras qui le fortifie pour que l’ennemi n’ait point sur lui l’avantage ».

Bientôt, en effet, le règne divin du Sauveur sera reconnu et à partir de l’empereur Constantin, l’Église de Rome, « Reine des Églises », comme l’appelait saint Marcel, sera la reine du monde, non seulement dans l’ordre spirituel, mais encore dans l’ordre temporel.


Imitons le courage du Saint Pontife Marcel à défendre les droits divins du Christ afin qu’ils puissent se manifester à nouveau par le triomphe de l’Église.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Travaillez, dans votre situation, au salut des âmes et à la gloire de Dieu.

Méditation du jour
C’est moi qui fais mon Éternité  suite

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