Méditation du jour
S. Dominique Savio,

confesseur


- 6 mai

La prédestination de la Sainte Vierge”
Saint Pierre de Vérone, dominicain, prêche la Vérité et l
Saint Pierre de Vérone, dominicain, prêche la Vérité et l'Amour de Dieu.
Triptyque de saint Pierre Martyr, peinture sur bois de Fra Angelico (1429).

  • La prédestination de la Sainte Vierge.

    Cette place éminente de Marie

    dans la grande œuvre de la Rédemption,

    telle que l’auguste Trinité l’avait conçue,

    est précisément ce qui constitue sa prédestination.

    C’est une place à part,

    une place qui confine au domaine propre de la Divinité.

    Et cette place,

    ô Vierge sainte,

    ne vous sera point ôtée.

    Aussi longtemps que le Fils de Dieu est ce qu’Il est,

    Jésus-Christ hier,

    aujourd’hui

    et à jamais,

    vous êtes sa Mère !

    Si Jésus est le soleil de justice,

    vous en êtes l’aurore ;

    si Jésus est le feu dévorant

    qui doit embraser nos cœurs,

    vous êtes le silex d’où ce feu a jailli ;

    c’est en vous,

    comme dans un temple bâti de Ses mains,

    que le Roi du Ciel S’est uni à notre nature ;

    c’est vous qui,

    en votre nom et au nôtre,

    avez consenti à cette alliance,

    et le fiat une fois prononcé,

    vous ne l’avez jamais retiré.


    (R.P. J.-M. Dourche)


  • Samedi 24 juin 2017
    NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

    précurseur du Messie
    1re classe

    Temps après la Pentecôte



    Oraison - collecte
    Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
    Ainsi soit-il

    Vie du Saint du jour
    « Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

    L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


    L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


    À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

    Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


    Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


    Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

    Ut queant laxis (do)

    resonare fibris. (ré)

    Mira gestorum (mi)

    famuli tuorum. (fa)

    Solve polluti (sol)

    labii reatum. (la)

    Sancte Johannes. (si)

    « Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

    Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


     voir la grande vie du Saint


    Résolution pratique du jour
    Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

    Méditation du jour
    Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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