Méditation du jour
Ste Monique,

veuve - 4 mai

Si un verre d’eau aura sa récompense,

qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ? ”

Les larmes à La Salette de notre Mère du Ciel à cause de nos folies et des conséquences nécessaires… (Photo Abbé JMS)
Les larmes à La Salette de notre Mère du Ciel à cause de nos folies et des conséquences nécessaires…
(Photo Abbé JMS)

Il ne faut point douter

de la toute-puissance

des pleurs qui coulent pour quelqu’un

en présence de Dieu.

C’est du sang de sacrifice sur l’autel ;

c’est de la prière répandue ;

c’est de la tiède fumée d’encens

vers la Justice offensée.

Le verre d’eau,

offert au nom de Jésus,

aura sa récompense.

Qu’en sera-t-il des larmes versées

sur un être perdu ?

Ces vases de parfums qu’on brise aux pieds du Maître,

Il les accueille

quand ils disent le regret d’un cœur profané

ou l’aveu d’une fidélité qui,

devançant la mort,

fait le geste d’embaumement

en vue de la sépulture.

Leur sera-t-Il moins accueillant,

comme s’Il en était moins ému,

quand au lieu de Madeleine

chez le pharisien Simon,

c’est Monique qui vient,

douloureuse elle aussi,

confiante

et humble,

et qui au lieu de dire :

« Ayez pitié de moi pécheresse »,

dit,

et redit,

lentement,

mot après mot,

interminablement :

« Ayez pitié de mon pauvre pécheur. »


(R.P. Bellouard, o.p.)


Vendredi 19 juin 2026
Ste Julienne Falconieri,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné soutenir et consoler miraculeusement au moyen du Corps précieux de Votre Fils, la bienheureuse Julienne, Votre Vierge, quand elle était réduite à l’extrémité par la maladie, accordez-nous, s’il Vous plaît, grâce à ses mérites et à son intercession, d’être également nourris et fortifiés par ce Corps divin, à l’heure critique de la mort, et conduit jusqu’à la Patrie céleste. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gervais et saint Protais, martyrs :


Ô Dieu qui nous réjouissez en la solennité annuelle de Vos saints Martyrs Gervais et Protais ; faites, dans Votre clémence, que notre piété s’enflamme aux exemples de ceux dont les mérites nous remplissent d’allégresse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Florence, en l’an 1270, de l’illustre famille des Falconieri, sainte Julienne donna, dès son enfance, de tels indices de sa sainteté que son oncle saint Alexis de Falconieri déclarait à sa mère que c’était un ange qu’elle avait mis au monde. Jamais dans tout le cours de sa vie elle ne leva les yeux pour considérer le visage d’un homme et le seul mot de péché la faisait trembler.


À l’âge de quinze ans, elle voua solennellement à Dieu sa virginité. « N’aspirant, ô Julienne, qu’après les noces du céleste Agneau, vous quittez la maison paternelle et vous dirigez un chœur de vierges. Vous gémissez nuit et jour sur les douleurs de votre Époux attaché à la croix et vous pleurez aux pieds de la Mère de Dieu, au cœur percé de sept glaives ».


Ayant établi en effet l’Ordre des Mantellates (car elles portaient un court mantelet), elle fut chargée par saint Philippe Béniti de s’occuper de tout l’Ordre des Servites qui honore spécialement les Douleurs de la Vierge. Deux jours chaque semaine, elle ne prenait pour nourriture que le pain des Anges.


À l’âge de soixante-dix ans, ne pouvant plus retenir aucun aliment, elle gémit de ne pouvoir communier. Elle demanda qu’on voulût au moins approcher le Saint-Sacrement de son cœur et, par un miracle, le Pain sacré disparut en imprimant sur sa chair la forme d’une hostie représentant l’image de Jésus crucifié. Elle rendit alors le dernier soupir et fut introduite dans l’allégresse auprès du trône du Roi divin. C’était le 19 juin 1340.


Demandons à l’Esprit-Saint, de nous obtenir, comme sainte Julienne, de pouvoir être nourris et fortifiés durant notre agonie par le Corps du Christ qui nous conduira jusqu’à la Patrie céleste.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Souvenez-vous qu’une des meilleures dispositions pour bien communier, c’est le désir.


Méditation du jour
Jésus, ami véritable  suite

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