Méditation du jour
S. Eusèbe,

évêque et martyr - 16 décembre

“
La Vierge libératrice ”

Précisément parce qu’elle était « la Vierge »,

et qu’elle l’était dans un sens inouï

et avec une plénitude incomparable

qui fait sa grandeur unique,

Marie n’était pas venue pour fonder des esclavages.

Comme elle s’en était libérée universellement,

cette splendide créature

que l’appel de l’Infini

dégageait de toute retombée,

s’appliquerait à libérer quiconque

s’approcherait d’elle.

Et, par surcroît, être de splendeur

et de grâce

virginales,

toute la douceur

et la bonté de son âme

la livrait à une pitié

et à une sollicitude immenses.

La Vierge ne sait qu’aimer :

elle est tout amour.

Amour pour les hommes

et amour pour l’Œuvre divine de la Rédemption,

l’Œuvre de Dieu,

ces deux amours qui n’en font qu’un

et se résument en l’amour de Dieu,

la conduisaient en toutes ses démarches.

Elle aimait à aimer.

Comment n’aurait-elle pas été prise de pitié pour ces humains

qui oubliaient de se vêtir de beauté spirituelle

et tombaient lourdement et tristement

en captivité charnelle ?

Comment n’aurait-elle pas applaudi à ceux qui travaillaient à s’établir dans l’harmonie intérieure

qui apparente aux mœurs divines ?

Aussi elle était venue pour les aider.

Elle les aidait.

La Vierge est un être de force

qui lutte pour la vérité

et combat pour la beauté.

Hardiment, elle se jette dans tous les travaux

qui doivent assurer le triomphe du bien :

elle se donne et avec elle tout ce qu’elle possède.

Ne savons-nous pas qu’elle a donné

jusqu’à son Fils ?


(R.P. B.-M. Morineau, s.m.m.)


Lundi 12 octobre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Wilfrid,

évêque et confesseur



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Angleterre, dans le Northumberland, saint Wilfrid reçut une éducation très distinguée et acheva ses études à Cantorbéry ; puis il se rendit à Rome et fut reçu avec faveur par le pape Martin. De retour dans son pays, il fut d’abord élu évêque de Northumberland, puis d’York. Plein de zèle pour la discipline et pour la liberté de l’Église, il défendit énergiquement ses droits et fut persécuté par le roi Egfried.


S’étant mis en mer pour aller chercher justice près du Saint-Siège, il fut pris par une tempête sur les côtes de la Frise et devint l’apôtre de cette contrée. Le roi Dagobert II, plein de reconnaissance et d’admiration pour ses vertus, lui offrit l’évêché de Strasbourg, qu’il refusa. Il continua sa route vers Rome, et le pape Agathon lui témoigna la plus paternelle affection. Il assista au concile de Latran, qui condamna l’hérésie des monothélites.


Puis le souverain pontife Jean VI ordonna la tenue d’un concile en Angleterre, pour que justice lui fût rendue. L’assemblée, à laquelle le roi assistait, n’hésita pas à reconnaître combien la cause de saint Wilfrid était légitime.


Le Saint vécut jusqu’à soixante-quinze ans, entouré de la vénération universelle, et, après avoir fondé de nombreuses églises, il mourut le 24 avril 709.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Conservez la paix du cœur dans vos luttes pour la cause de Dieu.

Méditation du jour
La puissance de l’Amour  suite

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