Méditation du jour
S. Eusèbe,

évêque et martyr - 16 décembre

La Vierge libératrice ”

Précisément parce qu’elle était « la Vierge »,

et qu’elle l’était dans un sens inouï

et avec une plénitude incomparable

qui fait sa grandeur unique,

Marie n’était pas venue pour fonder des esclavages.

Comme elle s’en était libérée universellement,

cette splendide créature

que l’appel de l’Infini

dégageait de toute retombée,

s’appliquerait à libérer quiconque

s’approcherait d’elle.

Et, par surcroît, être de splendeur

et de grâce

virginales,

toute la douceur

et la bonté de son âme

la livrait à une pitié

et à une sollicitude immenses.

La Vierge ne sait qu’aimer :

elle est tout amour.

Amour pour les hommes

et amour pour l’Œuvre divine de la Rédemption,

l’Œuvre de Dieu,

ces deux amours qui n’en font qu’un

et se résument en l’amour de Dieu,

la conduisaient en toutes ses démarches.

Elle aimait à aimer.

Comment n’aurait-elle pas été prise de pitié pour ces humains

qui oubliaient de se vêtir de beauté spirituelle

et tombaient lourdement et tristement

en captivité charnelle ?

Comment n’aurait-elle pas applaudi à ceux qui travaillaient à s’établir dans l’harmonie intérieure

qui apparente aux mœurs divines ?

Aussi elle était venue pour les aider.

Elle les aidait.

La Vierge est un être de force

qui lutte pour la vérité

et combat pour la beauté.

Hardiment, elle se jette dans tous les travaux

qui doivent assurer le triomphe du bien :

elle se donne et avec elle tout ce qu’elle possède.

Ne savons-nous pas qu’elle a donné

jusqu’à son Fils ?


(R.P. B.-M. Morineau, s.m.m.)


Lundi 10 août 2026
S. Laurent,

diacre et martyr
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous prions, Seigneur, d’éteindre en nous l’ardeur de nos vices, Vous qui avez donné au bienheureux Laurent la force de surmonter les flammes de ses tourments. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs, où reposent les restes du glorieux diacre, est la cinquième église patriarcale de Rome. Avec Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs, elle est, en effet, l’une des cinq basiliques majeures où seul le Pape célèbre au Maître-Autel, afin de montrer que sa juridiction s’étend sur toutes les Églises de Jérusalem, d’Alexandrie, d’Antioche et de Constantinople.

Rome possède encore sept autres sanctuaires dédiés à saint Laurent.


C’est dans ce sanctuaire que l’Église nous convie aujourd’hui à célébrer les louanges de Dieu, dont ce Saint fut, par son martyre, le glorieux témoin.

Saint Laurent était le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait pour charge d’assister le pontife dans la célébration des Saints Mystères, de distribuer l’Eucharistie aux fidèles et de s’occuper de l’administration des biens de l’Église pour en distribuer les revenus aux pauvres.


Arrêté par le préfet de Rome, en l’an 259, et sommé de lui remettre ses richesses, il lui présente une foule d’indigents, en lui disant « qu’ils sont les vrais trésors de l’Église, par le don inestimable de leur Foi, et parce qu’ils convertissent nos aumônes en trésors impérissables pour nous. On le déposa sur un lit de fer en forme de gril, sous lequel on plaça des charbons à demi allumés, afin de prolonger ses tortures et de rendre sa mort plus douloureuse.


« Les flammes n’ont pu vaincre la charité du Christ : et ce feu qui brûlait au dehors a été plus faible que celui qui, au dedans, embrasait le cœur du Martyr ». Aussi, disait-il à ses bourreaux : « Vous pouvez maintenant retourner mon corps ; il est assez rôti de ce côté-là ». Et quelque temps après : « Ma chair est maintenant rôtie, vous pouvez en manger ».


Il mourut en 259. Son nom est inscrit au Canon de la Messe parmi les martyrs de Rome (1re liste).

Récitons toujours, comme action de grâces, l’oraison de ce jour que l’Église a placée après le Cantique des trois enfants dans la fournaise. Elle nous fait demander à Dieu d’éteindre en nous les ardeurs de nos passions, comme Il a donné à saint Laurent, que le feu éprouva et qui fut trouvé pur, de triompher des flammes de son cruel martyre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu une Foi vive comme celle des Martyrs.

Méditation du jour
Toute nuit s’illumine au flambeau de la Foi  suite

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