Méditation du jour
Bienheureux ceux qui vivent en la dépendance de la Vierge ”
Chromolithographie tirée du somptueux ouvrage « La Vie et les Mystères de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu », par l
Chromolithographie tirée du somptueux ouvrage « La Vie et les Mystères de la Bienheureuse Vierge Marie,
Mère de Dieu », par l'Imprimeur-Éditeur Henri Charpentier, Nantes - 1859, (coll. personnelle).

Ceux qui entreront dans cette rare dévotion à Marie, la Vierge divine, connaîtront cette bénédiction de laisser passer en leurs démarches ce qui délivre de toutes les captivités qui retiennent loin de Dieu.

Ils vivront sans retour sur eux-mêmes.

Ils iront au Christ qui conduit à Dieu le Père.

Ils respireront l’esprit du Christ.

Et par surcroît, en vertu même de leur dépendance de la Vierge, il se trouvera tant de lumière et de bonté, tant de splendeur dans leur vie, qu’ils la feront désirer de leurs frères.

Comment cela se réalise-t-il ?

Par quel mystère émane-t-il une pareille séduction de ceux qu’enveloppe et pénètre la grâce de Marie ?

Il ne serait peut-être pas impossible de l’analyser.

N’arrive-t-on pas à dire pourquoi une œuvre d’art nous gagne, d’où vient la séduction d’une pièce de Bach ou d’un tableau de Rembrandt ?

Ici, c’est un chef-d’œuvre d’art et de vie dans une âme.

Et nous savons d’expérience quelle en est la vertu conquérante qu’on a comparé à la grâce d’une aurore où aucun nuage n’accroche la lumière.

Ceux dont la vie s’élève ainsi radieuse invitent à ce « pas » dont parlait le P. Lallemand, ce « pas » qui sauve les hommes dont l’existence s’en allait insignifiante, banale, mauvaise.

Et redressés, restitués à une belle humanité, ils sauront se livrer au Saint-Esprit qui achève les enfants de Dieu.


(R.P. B.-M. Morineau, s.m.m.)


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |