Méditation du jour
La maternité spirituelle de Marie ”

Le jour où Marie introduisait le Fils de Dieu Sauveur du monde dans son domaine,

elle entrait dans le vaste dessein de Rédemption qu’Il venait promouvoir ;

et, communiant à la Miséricorde infinie,

il s’inaugurait en elle une maternité nouvelle

qui la constituait Mère des âmes

et nouvelle Ève,

Ève de la Miséricorde.

Le Cœur très pur de Marie était un cœur maternel aussi pour nous.

Elle portait dès lors la sollicitude de toutes les âmes vivantes.

Mais cette maternité mystique,

si réelle,

ne serait déclarée que dans la solennité de cette heure suprême

où le Sauveur mourant

et consommant Son Œuvre

donnerait Sa Mère à saint Jean

et en lui au monde entier.

Le divin « Testateur » la donnait à saint Jean pour qu’elle formât Jésus en lui et que saint Jean lui fût Jésus.

Il en va de même pour nous tous.

Marie nous est donnée pour Mère afin de former Jésus en nous.

Car ce Cœur maternel demeure toujours le Cœur virginal

et ses incomparables tendresses

gardent toujours l’élan qui rejaillit impérieusement vers Dieu seul.

Et c’est pourquoi cette Mère,

en ses bien-aimés,

forme toujours les mœurs divines,

les mœurs des enfants de Dieu.


(R.P. Benjamin-Marie Morineau, s.m.m.)


Vendredi 3 juillet 2026
S. Irénée,

évêque et Martyr
3e classe

Temps après la Pentecôte

1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez accordé au bienheureux Irénée, Votre Martyr et Pontife, de réprimer les hérésies par la vérité de sa doctrine et d’affermir la paix de l’Église, nous Vous en supplions, donnez à Votre peuple la constance en la sainte religion, et à nos temps Votre paix. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


Méditation du jour
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