Méditation du jour
S. Bède le Vénérable,

confesseur et Docteur de l’Église - 27 mai

La récompense qui nous attend : c’est le Ciel ”

Le Ciel,

quelle récompense !

Nous serons introduits dans le Royaume

qui deviendra nôtre !

Aucun homme n’a vu Dieu,

nous dit l’Évangile,

et nous Le verrons alors,

car voir Dieu

c’est Le connaître,

et Le connaître,

c’est la Vie éternelle !

Nous serons invités au Repas nuptial,

au Banquet le plus joyeux qui soit

et nous entendrons l’ordre :

« Mangez le pain des Anges,

« nourrissez-vous de la Vérité

« et buvez à longs traits

« le vin de la divine Charité.

« Enivrez-vous du saint Amour ! »

Dieu nous ouvrira les trésors

de Son Cœur.

S’il y a, en effet, une extase par en bas,

celle qui soumet l’esprit à la chair,

il y a l’extase par en haut,

celle qui nous saisit

et qui nous communique

les richesses de Quelqu’un

qui nous dépasse

et qui Se donne à nous.

Nous serons traités enfin

comme l’enfant bien-aimé.

Et la voix de Jésus

Se fera pressante :

« Mon enfant chéri,

« viens te reposer,

« la période des souffrances est finie

« et le temps des larmes

« ne reviendra plus.

« C’est fini,

« oublie tout :

« la mort

« et le deuil ;

« c’est Moi-même qui te conduirai. »

Le Ciel,

c’est se voir introduit

dans l’intimité même de Dieu.


(R.P. Aubert, o.p.)


Mercredi 23 août 2017
S. Philippe Béniti,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez donné un excellent modèle d’humilité en la personne de Votre Confesseur, le bienheureux Philippe ; accordez à Vos serviteurs de mépriser, à son exemple, les biens de ce monde et de chercher toujours les biens du Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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