Méditation du jour
S. Grégoire Barbarigo,

évêque et confesseur - 17 juin

Ne craignons pas l’abandon des créatures ”

Il est des heures,

dans la vie

où toutes les créatures nous abandonnent.

Après avoir joui de l’estime publique,

il a suffi d’un coup mystérieux de la Providence

pour abattre une réputation

qui semblait inattaquable.

En quelques instants

les amis que l’on croyait les plus intimes

et les plus sincères,

s’écoulent comme de l’eau.

Autour de cette âme humiliée,

c’est l’isolement moral absolu,

c’est la solitude du tombeau.

Heureux celui qui sait alors

prononcer avec son cœur

la grande parole de saint Bernard :

« Je ne suis jamais moins seul

« que lorsque je suis seul ! »

Jamais la lumière

n’exerce plus librement son empire

que lorsque disparaissent les obstacles

qui en interceptaient les rayons.

Quand les créatures nous abandonnent,

c’est que, dans les plans de Dieu,

elles étaient des obstacles

à Son action bienfaisante.


(R.P. Arsène Krebs, c.ss.r.)


Mercredi 13 novembre 2019
S. Didace,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par une providence admirable, choisissez ce qu’il y a de plus faible dans le monde pour confondre ce qu’il y a de plus fort ; soyez propice à notre humilité, et accordez-nous, grâce aux pieuses prières de Votre bienheureux Confesseur Didace, d’être élevés dans les Cieux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né en Espagne, vers 1400, saint Didace quitta tout ce qu’il possédait et entra à Arrizafa, chez les frères Mineurs comme frère lai. Il s’y adonna surtout à la contemplation et reçut de Dieu des lumières si vives qu’il parlait des choses du Ciel d’une manière toute divine.


Dans les îles Canaries, son ardent désir du martyre fut en partie satisfait par toutes sortes de tribulations. Revenu à Rome l’année du jubilé, sous le pontificat de Nicolas V, il y soigna les malades au couvent de l’Ara Cœli, et remplit cette charge avec tant de charité que, malgré la disette qui désolait la ville, ceux qui étaient confiés à ses soins ne manquèrent jamais du nécessaire.


La Passion de Jésus était le sujet ordinaire de ses méditations et de ses prières. Sentant sa fin approcher et n’ayant sur lui qu’une vieille robe toute déchirée, les yeux fixés sur la croix, il prononça les paroles de l’hymne sacrée :

« Bois et clous pleins de douceur, vous portez le plus doux des fardeaux ; quelle gloire est la vôtre puisque vous avez été jugés dignes de porter le Roi des Cieux ».


Et il rendit pieusement son âme à Dieu. C’était à Alcala de Henarez, en 1463.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Visitez les malades ; montrez-leur beaucoup de douceur, de bienveillance et de dévouement.

Méditation du jour
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