Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine de Pazzi,

vierge - 29 mai

Notre espérance ”
« Car Je vous ai donné l
« Car Je vous ai donné l'exemple,
afin que ce que Je vous ai fait, vous le fassiez aussi » (Jn XIII, 15).

Jésus-Christ, dans Sa glorieuse Ascension,

appelle, en nous montrant le Ciel,

toute l’attention de notre âme

vers l’objet suprême de l’Espérance chrétienne.

Chrétien, écoute le langage de la Foi :

Tout est vanité sur cette terre

et aucun des objets créés ne peut combler

l’immense abîme de nos désirs.

Je ne suis pas la félicité ;

cherche plus haut.

Là-haut,

c’est le Ciel

où tu es attendu.

Ne te laisse pas décevoir par les fragiles images

qui passent sous tes yeux :

espère.

Un jour le voile épais,

qui te dérobe les secrets de la Divinité,

sera déchiré

par la main libérale

et miséricordieuse

de ton Créateur.

Tu passeras de la région des ombres

au pays de la Lumière, et,

« dans cette Lumière,

« tu verras la Lumière même,

« Dieu face à face

« et tel qu’Il est ».

Tel qu’Il est !

C’est-à-dire Son essence infinie,

l’harmonie de Ses admirables perfections,

les actes de Sa Vie incompréhensible,

la Trinité de Ses personnes

dans l’Unité de Sa nature.

Tu seras ravi de tant de beautés,

enivré d’amour

et de délices,

tu deviendras semblable à l’objet de ta félicité.

Mais comment puis-je espérer d’atteindre ce but sublime ?

Sois tranquille.

Jésus montre à Son divin Père

Ses plaies glorifiées,

Il vit, là-haut, en perpétuel intercesseur,

et Son intercession fait pleuvoir

sur ceux qu’Il a rachetés

des torrents de grâces

qui les préparent à la Gloire.

La grâce est,

dans les âmes,

le gage,

le commencement

de la Gloire.


(R.P. Monsabré, o.p.)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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