Méditation du jour
Ste Marie-Madeleine de Pazzi,

vierge - 29 mai

Notre espérance ”
« Car Je vous ai donné l
« Car Je vous ai donné l'exemple,
afin que ce que Je vous ai fait, vous le fassiez aussi » (Jn XIII, 15).

Jésus-Christ, dans Sa glorieuse Ascension,

appelle, en nous montrant le Ciel,

toute l’attention de notre âme

vers l’objet suprême de l’Espérance chrétienne.

Chrétien, écoute le langage de la Foi :

Tout est vanité sur cette terre

et aucun des objets créés ne peut combler

l’immense abîme de nos désirs.

Je ne suis pas la félicité ;

cherche plus haut.

Là-haut,

c’est le Ciel

où tu es attendu.

Ne te laisse pas décevoir par les fragiles images

qui passent sous tes yeux :

espère.

Un jour le voile épais,

qui te dérobe les secrets de la Divinité,

sera déchiré

par la main libérale

et miséricordieuse

de ton Créateur.

Tu passeras de la région des ombres

au pays de la Lumière, et,

« dans cette Lumière,

« tu verras la Lumière même,

« Dieu face à face

« et tel qu’Il est ».

Tel qu’Il est !

C’est-à-dire Son essence infinie,

l’harmonie de Ses admirables perfections,

les actes de Sa Vie incompréhensible,

la Trinité de Ses personnes

dans l’Unité de Sa nature.

Tu seras ravi de tant de beautés,

enivré d’amour

et de délices,

tu deviendras semblable à l’objet de ta félicité.

Mais comment puis-je espérer d’atteindre ce but sublime ?

Sois tranquille.

Jésus montre à Son divin Père

Ses plaies glorifiées,

Il vit, là-haut, en perpétuel intercesseur,

et Son intercession fait pleuvoir

sur ceux qu’Il a rachetés

des torrents de grâces

qui les préparent à la Gloire.

La grâce est,

dans les âmes,

le gage,

le commencement

de la Gloire.


(R.P. Monsabré, o.p.)


Samedi 24 juin 2017
NATIVITÉ DE S. JEAN-BAPTISTE

précurseur du Messie
1re classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez rendu ce jour vénérable par la Nativité du bienheureux Jean, accordez à Votre peuple la grâce des joies spirituelles, et dirigez les âmes de tous les fidèles dans la voie du salut éternel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
« Prophète du Très-Haut », saint Jean est figuré par Isaïe et Jérémie ; mieux qu’eux encore, il fut consacré dès le sein de sa mère pour annoncer Jésus et préparer les âmes à Sa venue.

L’Évangile nous retrace les prodiges qui marquèrent sa naissance. Zacharie impose à son enfant le nom que saint Gabriel lui a apporté du Ciel et qui signifie : Le Seigneur a fait grâce. Il recouvre aussitôt la voix et, rempli de l’Esprit-Saint, il prédit les grandeurs de son fils : « Il ira devant la face du Seigneur pour donner au peuple la connaissance du salut ».


L’Ange Gabriel avait annoncé à Zacharie que « beaucoup se réjouiraient de la naissance de saint Jean-Baptiste ». Ce ne furent pas seulement, en effet, « les voisins et les parents d’Élisabeth », qui fêtèrent cet événement, mais chaque année, au jour de l’anniversaire, l’Église toute entière convie ses enfants à partager cette sainte joie. Elle sait que la nativité « de ce Prophète du Très-Haut » en cette Noël d’été est intimement liée à l’avènement du Messie.


À partir de la fête de la Nativité de saint Jean, les jours décroissent, car le soleil ayant atteint le point culminant de sa course annuelle, se remet à descendre. Au contraire, la fête de la Nativité du Sauveur, dont celle-ci est le prélude, marque l’époque où le soleil recommence à monter sur son orbite.

Le Précurseur doit s’effacer devant Jésus qui est la vraie lumière des âmes. « Il faut qu’il croisse, dit saint Jean, et que je diminue ». Les solstices étaient l’occasion de fêtes païennes où l’on allumait des feux pour honorer l’astre qui nous donne la lumière. L’Église christianisa ces rites en y voyant un symbole de saint Jean qui était « une lampe ardente et brillante ». Aussi « encouragea-t-elle ce genre de manifestation qui correspondait si bien au caractère de la fête. Les feux de la Saint-Jean complétaient heureusement la solennité liturgique ; ils montraient unies dans une même pensée l’Église et la cité terrestre » (Dom Guéranger).


Le nom du Précurseur est inscrit au Canon de la Messe en tête de la 2e liste. On célébrait autrefois, au jour de sa fête, trois messes en son honneur, et nombreuses étaient les églises qui lui étaient dédiées. Les parents aimaient de même à donner son nom à leurs enfants. Paul diacre, moine du Mont-Cassin et ami de Charlemagne, avait composé en l’honneur de saint Jean-Baptiste l’hymne : « Ut queant laxis ».


Au XIIIe siècle, le moine bénédictin Guy d’Arezzo remarqua que les notes chantées sur les syllabes initiales formaient la série des six premiers degrés de la gamme. Il désigna chaque degré par la syllabe correspondante : (Ut, ré, mi, fa, sol, la, si) et facilita beaucoup par là l’étude des intervalles musicaux.

Ut queant laxis (do)

resonare fibris. (ré)

Mira gestorum (mi)

famuli tuorum. (fa)

Solve polluti (sol)

labii reatum. (la)

Sancte Johannes. (si)

« Afin que vos serviteurs puissent chanter à pleine voix les merveilles de vos œuvres, purifiez leurs lèvres souillées, ô saint Jean ».

Zacharie, faisant savoir qu’il voulait appeler son fils Jean, avait aussitôt retrouvé l’usage de la parole ; et voici qu’une hymne composée en l’honneur du Prophète dont la voix retentit au désert, devient l’instrument d’un nouveau progrès dans l’art musical.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu souvent des grâces de choix dont Il vous a prévenu dès votre apparition dans ce monde.

Méditation du jour
Le Précurseur reconnaissant le Sauveur du monde  suite

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