Méditation du jour
S. Antoine-Marie Claret,

évêque et confesseur - 23 octobre

Puissance de la joie au sein des tentations ”

Âmes pieuses,

votre vertu m’édifie

et je compatis aux terribles sensations

que vous devez nécessairement éprouver,

et que vous éprouvez en effet.

Vous avez dû vous préparer à ces épreuves,

lorsque vous êtes entrées au service de Dieu.

Et déjà vous avez reconnu

que la ferme résolution

et la confiance en Dieu,

avec la joie qu’elles font naître dans le cœur,

vous remplissent de force

dans les plus violentes secousses de la tempête.

Je vous vois dans un nuage épais,

qui forme une nuit

dans le milieu du jour,

tantôt élevées jusqu’aux cieux,

tantôt abaissées jusque dans les abîmes,

par les différentes impressions

des orages

et des vents ;

tantôt poussées vers le port ;

tantôt rejetées par les vagues ;

mais votre sérénité

et le calme de votre âme

déconcertent vos ennemis ;

et,

la tempête apaisée,

vous jouissez d’un repos tout divin.

Je vous vois quelquefois craindre,

hésiter,

trembler,

et à ce moment enfoncées dans les eaux ;

mais dès que Jésus-Christ parle,

et que la joie revient avec la confiance,

je vous vois,

comme le prince des Apôtres,

marcher à pied ferme

sur les vagues des tentations

soulevées par vos ennemis.


(R.P. Ambroise de Lombez, 1708-1778)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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