Méditation du jour
Ste Thérèse de l’Enfant-Jésus,

vierge

En France :

patronne seconde (2e classe) - 3 octobre

Les Saints sont à la fois

les êtres les plus crucifiés

et les plus joyeux ”

Où sont ceux qui prétendent que sainte Thérèse fut une Sainte à l’eau de rose ?

Non, elle était de celles qui savent,

même sous le pressoir de l’épreuve,

dire des tendresses à l’Amour divin et,

à travers leurs larmes,

Le bénir de tout.

La souffrance n’empêche donc pas que toute vie vraiment chrétienne ne puisse,

ne doive être,

selon saint Paul et notre Sainte,

une joie sans trêve,

ou, si l’on veut,

un perpétuel sourire :

« Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur ;

« je le dis encore une fois, réjouissez-vous ».

De cette antinomie,

de cette énigme déconcertante,

la clef se trouve entre les mains de la divine Charité.

C’est elle qui rend toutes choses aimables,

et la souffrance elle-même.

Le beau secret que d’aimer !

Ce fut celui des Saints.

De là, leur joie indéfectible.

Elle surabonde au milieu de leurs tribulations :

« De même que l’âme du Seigneur,

« dans la douloureuse étreinte de l’abandon de Son Père,

« allait jusqu’aux extrêmes frontières de la douleur et de la mort,

« et cependant portait en elle une inénarrable source de joie…

« ainsi, les vrais serviteurs de Dieu boivent au calice du Seigneur et,

« après Lui,

« s’enivrent tout à la fois

« de félicité

« et de douleur. »

(Chanoine J. Lahitton)


Vendredi 3 juillet 2026
S. Irénée,

évêque et Martyr
3e classe

Temps après la Pentecôte

1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez accordé au bienheureux Irénée, Votre Martyr et Pontife, de réprimer les hérésies par la vérité de sa doctrine et d’affermir la paix de l’Église, nous Vous en supplions, donnez à Votre peuple la constance en la sainte religion, et à nos temps Votre paix. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


Méditation du jour
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