Méditation du jour
S. Venant,

martyr - 18 mai

Ô Dieu,

soyez béni partout

et toujours ! ”

Si l’on se souvenait de la vie future

et des espérances chrétiennes,

si l’on ne méconnaissait pas l’efficacité souveraine

de la douleur

pour l’embellissement de l’âme

et l’accroissement de nos mérites

en vue de la vie future,

est-ce que l’on gémirait encore

d’avoir à souffrir ?

Est-ce que, plus conscients de nos intérêts véritables,

nous ne chanterions pas plutôt

comme ce lépreux :

« Oh ! Dieu que j’aime,

« soyez béni !

« Soyez béni dans le sentiment de répulsion

« et de dégoût que j’inspire à chacun !

« Soyez béni dans mon isolement

« et ma détresse !

« Soyez béni dans l’intelligence que Vous m’avez donnée

« de Vos bontés,

« de Vos tendresses,

« de Votre amour !

« Soyez béni dans mon âme,

« qui s’est fixée en Vous

« et que Vous soutenez ineffablement !

« Soyez béni dans mon corps,

« qui tombe en ruines,

« mur de boue

« et de sanie,

« qui nous sépare

« et que Vous effondrez

« pour me permettre de Vous rejoindre !

« Soyez béni partout

« et toujours,

« ô Vous, le seul être qui ne m’avez point repoussé,

« qui peuplez ma solitude

« et qui remplirez mon Éternité !

« Soyez béni !… »

La vie est un combat,

une souffrance,

un effort.

Et c’est pourquoi il entre dans le plan sauveur :

des luttes pour repousser les ennemis de notre salut,

des douleurs pour transfigurer notre âme,

des efforts pour atteindre les hautes cimes de la perfection morale.


(Chanoine Bernies)


Mercredi 18 juillet 2018
S. Camille de Lellis,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait don à saint Camille d’une charité extraordinaire pour aider les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, nous Vous en supplions, par ses mérites, de répandre en nous l’esprit de Votre charité, afin que nous puissions à l’heure du trépas vaincre l’ennemi et parvenir à la céleste couronne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Symphorose et ses Sept Fils, martyrs :


Ô Dieu, qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Symphorose et ses fils, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.


Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.


Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.


Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.


Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations.


Méditation du jour
La véritable aumône  suite

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