Méditation du jour
“
Ô Marie,

je vous aime,

surtout au Calvaire ”

Longue méditation de Notre-Dame des sept Douleurs au pied de la Croix. « Les Belles Heures du duc Jean de Berry », détail. (1408)
Longue méditation de Notre-Dame des sept Douleurs au pied de la Croix.
« Les Belles Heures du duc Jean de Berry », détail. (1408)

Ô Marie,

les paroles me manquent

pour vous dire combien j’aime

à vous aller chercher au Calvaire,

à méditer sur le mystère de votre compassion,

à m’unir aux douleurs

de votre cœur virginal

et maternel.

Vous me semblez belle,

ô Marie, dès votre aurore :

je vous aime dans votre berceau,

je vous aime portant entre vos bras

ce divin Enfant

dont la grâce se reflète sur vous

et vous embellit,

comme la fleur embellit la tige

qui la supporte ;

je vous aime régnant dans les Cieux,

où le soleil est votre vêtement,

la lune votre marchepied,

les étoiles votre couronne,

mais je vous aime davantage

sur le Calvaire,

où vous avez acquis

ce surcroît inexprimable,

ce je ne sais quoi d’achevé

que le malheur donne à la vertu.

Ah ! qu’il est doux à celui qui souffre

et qui prie

de rencontrer dans l’objet de son culte

les mêmes douleurs,

les mêmes angoisses

qu’il endure !

Vierge bénie, nous n’avons pas en vous

une mère qui ne sache pas compatir

à nos infirmités.

Vous aussi, vous avez été éprouvée

de toutes manières

pour devenir plus miséricordieuse.

Comme vous savez par expérience

ce qu’est la douleur,

vous avez appris à secourir les malheureux.

Mère de compassion

et de miséricorde,

Notre-Dame de Piété,

ayez pitié de nos souffrances

de tous genres :

de celles du corps

et de celles de l’âme,

de celles des individus

et de celles de la patrie.


(Cardinal PIE)


Mercredi 7 octobre 2026
Fête de

Notre-Dame du Saint-Rosaire
2e classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Marc Ier,

pape et confesseur



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection ; faites, nous Vous en prions, qu’honorant ces mystères au moyen du très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu’ils contiennent, et obtenions ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Marc Ier, pape et confesseur :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et par Votre bienheureux Souverain Pontife Marc que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église, gardez-le à jamais sous Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. 

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
C’était la coutume au Moyen-Âge, comme autrefois chez les Romains, pour les personnes nobles, de porter des couronnes de fleurs appelées chapels, qui plus tard furent transformées en ces diadèmes d’or qui ceignaient le front des rois. Ces couronnes étaient offertes aux personnages de distinction, à titre de redevance.


Souveraine du Ciel et des âmes, la Vierge a droit aux mêmes hommages ; aussi l’Église nous fait-elle reconnaître le titre de Marie comme reine du Saint Rosaire, et nous exhorte-t-elle à lui offrir comme Fille du Père, Mère du Fils et Épouse du Saint-Esprit, un triple chapel ou trois couronnes de roses dont elle nous montre toutes les beautés dans l’Office de ce jour et auquel elle donne le nom de Rosaire.


L’Oraison-Collecte nous rappelle que le Rosaire est une oraison mentale où nous méditons les mystères de la Vie, de la Mort et de la Résurrection de Jésus, auxquels Marie a été intimement associée.

L’Évangile qui nous donne la formule principale de la salutation angélique, nous montre que le Rosaire est une oraison vocale. Le Pater, le Credo et le Gloria qu’on y ajoute se trouvent, de même que l’Ave Maria, dans les textes de la Messe ou de l’Office divin.


Le Rosaire, comme dévotion privée, est donc constitué d’éléments pris dans le Cycle liturgique et comme solennité de l’Église il en fait partie intégrante. Aussi cette prière a-t-elle valu, au cours des siècles, bien des grâces à la Chrétienté, et c’est spécialement pour rappeler l’insigne bienfait de la victoire de Lépante, dimanche 7 octobre 1571, dû à la récitation du chapelet, et où furent brisées les forces vives de l’Islamisme qui menaçaient d’envahir l’Europe, que fut instituée la fête de Notre-Dame du Rosaire, en remplacement bien significatif de Notre-Dame de la Victoire.


Prescrite par Grégoire XIII pour certaines églises, elle fut étendue à l’univers catholique par Clément XI, en action de grâces d’un nouveau triomphe, remporté en Hongrie sur les mêmes ennemis par Charles VI, en 1716.


Léon XIII, touché des douloureuses épreuves que traverse l’Église, l’éleva au rang de fête de seconde classe, avec une Messe et un Office nouveaux.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.

Méditation du jour
La dévotion au saint Rosaire  suite

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