Méditation du jour
Ô Marie,

je vous aime,

surtout au Calvaire ”

Longue méditation de Notre-Dame des sept Douleurs au pied de la Croix. « Les Belles Heures du duc Jean de Berry », détail. (1408)
Longue méditation de Notre-Dame des sept Douleurs au pied de la Croix.
« Les Belles Heures du duc Jean de Berry », détail. (1408)

Ô Marie,

les paroles me manquent

pour vous dire combien j’aime

à vous aller chercher au Calvaire,

à méditer sur le mystère de votre compassion,

à m’unir aux douleurs

de votre cœur virginal

et maternel.

Vous me semblez belle,

ô Marie, dès votre aurore :

je vous aime dans votre berceau,

je vous aime portant entre vos bras

ce divin Enfant

dont la grâce se reflète sur vous

et vous embellit,

comme la fleur embellit la tige

qui la supporte ;

je vous aime régnant dans les Cieux,

où le soleil est votre vêtement,

la lune votre marchepied,

les étoiles votre couronne,

mais je vous aime davantage

sur le Calvaire,

où vous avez acquis

ce surcroît inexprimable,

ce je ne sais quoi d’achevé

que le malheur donne à la vertu.

Ah ! qu’il est doux à celui qui souffre

et qui prie

de rencontrer dans l’objet de son culte

les mêmes douleurs,

les mêmes angoisses

qu’il endure !

Vierge bénie, nous n’avons pas en vous

une mère qui ne sache pas compatir

à nos infirmités.

Vous aussi, vous avez été éprouvée

de toutes manières

pour devenir plus miséricordieuse.

Comme vous savez par expérience

ce qu’est la douleur,

vous avez appris à secourir les malheureux.

Mère de compassion

et de miséricorde,

Notre-Dame de Piété,

ayez pitié de nos souffrances

de tous genres :

de celles du corps

et de celles de l’âme,

de celles des individus

et de celles de la patrie.


(Cardinal PIE)


Mercredi 21 août 2019
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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