Méditation du jour
- 8 mars
Relations de saint Joseph

avec l’économie de la Rédemption ”

La prédestination de saint Joseph

à la dignité d’Époux de la Mère de Dieu

fut entièrement subordonnée

au décret de l’Incarnation du Verbe,

non pas d’une manière quelconque,

mais précisément en tant que l’Incarnation

était ordonnée au salut de l’humanité.

La prédestination de saint Joseph,

comme celle du Christ

et de Sa Mère,

eut pour but formel le rachat du genre humain.

Or, c’est ici que nous apparaît,

dans toute sa beauté,

l’auréole qui,

de toute Éternité,

était destinée à ceindre la tête du glorieux Patriarche.

La Rédemption ne devant s’accomplir que

par le Sacrifice de Jésus-Christ sur la croix,

saint Joseph fut prédestiné d’abord

pour être le témoin authentique

de l’enfantement surnaturel du Sauveur,

et ensuite pour devenir le gardien

de la Vierge Mère

et de son Fils,

veillant sur eux avec une fidélité à toute épreuve

et pourvoyant à leur nourriture

et à leurs besoins

par le travail de ses mains.

C’est pourquoi, on peut dire que saint Joseph fut prédestiné par Dieu

pour être, d’une manière spéciale,

le coopérateur du Sauveur

et de Sa Mère

dans l’œuvre de la Rédemption ;

et c’est là précisément l’office si sublime

qui rehausse à nos yeux

la dignité

de notre saint Patriarche.


(Cardinal Lépicier, o.s.m.)


Mercredi 23 août 2017
S. Philippe Béniti,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez donné un excellent modèle d’humilité en la personne de Votre Confesseur, le bienheureux Philippe ; accordez à Vos serviteurs de mépriser, à son exemple, les biens de ce monde et de chercher toujours les biens du Ciel. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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