Méditation du jour
S. Antonin

évêque et confesseur - 10 mai

Oportet semper orare

« Il ne faut jamais cesser de prier ».

  • Il faut prier,

    mais ne pas s’agiter

    comme des charismatiques en transe

    que la Renaissance avait préparés pour notre malheur ”

Cette prière ininterrompue

que le divin Maître réclame de nous

ne peut absorber toute notre activité ;

il ne s’agit pas de nous dérober,

par exemple,

à notre devoir d’état

pour multiplier nos exercices de piété.

La prière dont il est question,

celle que Notre-Seigneur nous dit que nous ne devons jamais interrompre,

c’est l’union de notre âme à Dieu.

Et la prière ne peut pas être autre chose que cela,

car s’ils ne sont pas

une application de notre pensée à Dieu

et un élan de notre cœur vers Lui,

nos exercices de piété sont dénués de sens.

Mais si, au contraire,

notre âme est unie à Dieu,

si nous vivons en Sa présence,

on comprend comment nous pouvons être fidèles

au précepte du Christ qui nous demande de prier constamment,

car alors toutes nos actions

deviennent une prière,

et nous réalisons la parole de saint Paul :

quoi que nous fassions,

même les actes les plus humbles de notre vie,

c’est pour la gloire de Jésus-Christ que nous agissons.


(Abbé F. Renaud)


Mercredi 18 juillet 2018
S. Camille de Lellis,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait don à saint Camille d’une charité extraordinaire pour aider les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, nous Vous en supplions, par ses mérites, de répandre en nous l’esprit de Votre charité, afin que nous puissions à l’heure du trépas vaincre l’ennemi et parvenir à la céleste couronne. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Symphorose et ses Sept Fils, martyrs :


Ô Dieu, qui nous faites la grâce d’honorer la naissance au Ciel de Vos saints Martyrs Symphorose et ses fils, accordez-nous de jouir de leur société dans l’éternité bienheureuse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Esprit-Saint, qui S’est manifesté de toutes façons dans l’âme des Saints dont le nom est apparu sur le Cycle liturgique depuis la fête de la Pentecôte, nous fait admirer aujourd’hui saint Camille, dont la charité eut spécialement pour objet Jésus dans le prochain.


Né en 1550, dans le royaume de Naples, de la noble famille des Lellis, saint Camillle entra chez les Capucins, mais une plaie qu’il avait à la jambe l’obligea par deux fois à en sortir. Dieu, en effet, le destinait à fonder une Congrégation de Clercs réguliers, consacrés au service des infirmes.


Il obtint du Siège apostolique l’approbation de son Institut. S’inspirant de l’exemple de Jésus qui est mort pour nous et qui a déclaré qu’il n’y avait pas de plus grande preuve d’amour que de donner sa vie pour les autres, les religieux s’y engagent à assister les malades, même atteints de la peste.


Saint Camille, de même que son Institut, reçut de Dieu la grâce toute spéciale d’aider victorieusement les âmes dans la lutte suprême de l’agonie, aussi le nom de ce Saint a-t-il été inséré par l’Église dans les Litanies des agonisants.


Saint Camille mourut à Rome le 14 juillet 1614. Léon XIII le proclama patron des hôpitaux et des malades et Pie XI l’indiqua comme protecteur des Sœurs hospitalières.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Aimez à visiter et à soigner les malades ; portez-leur secours et consolations.


Méditation du jour
La véritable aumône  suite

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