Méditation du jour
S. Julien l’Hospitalier, martyr, et

Ste Basilisse


- 9 janvier

Conditions de l’union divine ”

Pour être uni à Dieu,

changé en Lui,

tu dois disparaître

toi-même

avec tout ce qui t’est propre,

toutes tes affections,

toute ton activité,

toutes tes préoccupations,

bref avec toutes les formes sous lesquelles tu te possédais toi-même,

tu ne peux faire moins.

Deux êtres

et deux formes

ne peuvent pas coexister en même temps.

La chaleur doit-elle entrer ?

Le froid doit nécessairement sortir.

Dieu doit-Il entrer ?

Le créé

et toute possession

doivent disparaître.

Pour que Dieu opère vraiment en toi,

tu dois être dans un état de pure passivité,

toutes tes puissances

doivent être complètement dépouillées

de toute leur activité

et de leurs habitudes,

se tenir dans un pur renoncement à elles-mêmes,

privées de leur propre force,

se tenir dans leur néant pur et simple.

Plus cet anéantissement est profond,

plus essentielle

et plus vraie est l’union.

Et si ce néant se découvrait

aussi essentiellement,

aussi purement

que dans l’âme de Notre-Seigneur Jésus-Christ ;

si une âme en arrivait à ce point,

si cela était possible,

ce qui n’est pas le cas,

l’union serait aussi grande qu’en Jésus.

Autant on meurt,

autant on revit.


(Tauler, o.p.)


Lundi 7 septembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur, purifiez et fortifiez Votre Église par le continuel effet de Votre miséricorde ; et puisqu’elle ne peut subsister sans Vous, conduisez-la toujours au moyen de Votre grâce. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Clodoald (saint Cloud) était le troisième des fils de Clodomir, roi des Francs d’Orléans. Il avait trois ans à peine quand son père fut tué. Confié à la tutelle de sa sainte aïeule, Clotilde, il fut attiré par ruse à Paris, dans le palais des Thermes, ainsi que ses infortunés frères, par leurs oncles Childebert et Clotaire. Ces deux princes massacrèrent les aînés et laissèrent le jeune Clodoald pour mort.


Rappelé à la vie, Clodoald renonça au monde, coupa lui-même les longs cheveux, insignes de sa race royale, et se retira dans la solitude.

Bientôt il vint se placer sous la direction du célèbre saint Séverin qui vivait en reclus près de Paris. Quelques temps éloigné de la capitale et résidant en province, il fut rappelé par le vœu des parisiens. L’évêque Eusèbe lui conféra les Ordres sacrés, et il exerça le saint ministère jusqu’à ce que l’amour de la solitude l’exilât encore.


Il se rendit sur une colline voisine de la Seine, en un lieu appelé Nogent, où il rassembla un nombre considérable de disciples qui, comme lui, fuyaient les vicissitudes de la vie publique.

Il y mourut saintement, l’an 560, et laissa, avec le souvenir de ses vertus, son nom au village formé autour de son monastère, lequel devint, sous l’ancienne monarchie, le titre ducal des archevêques de Paris.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Comprenez que votre salut est plus facile dans l’humilité que dans les honneurs.

Méditation du jour
Puissance d’une âme aimante sur le Cœur de Dieu  suite

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