Méditation du jour
Nécessité de la prière

dans les temps présents ”

Aujourd’hui,

plus que jamais,

il faut que les prières sollicitent l’aide divine

dont tous les peuples,

toutes les nations,

la communauté tout entière des hommes

et des États

ont un besoin si pressant.

Les maux qui nous affligent présentement

sont d’un tel poids,

d’une telle gravité,

que c’est à peine s’ils paraissent laisser quelque soulagement,

et ceux que Nous redoutons pour l’avenir

mettent tous les esprits dans l’inquiétude

et l’anxiété.

Mais il faut déplorer surtout

de voir restaurer en beaucoup d’endroits les mœurs païennes

et prôner une doctrine

à l’opposé de celle,

toute céleste,

apportée par Jésus-Christ.

Mais là où l’opiniâtre orgueil de l’esprit humain a péché,

le châtiment ne doit-il pas surtout intervenir ?

En rejetant Dieu et Sa loi,

en négligeant Ses secours,

aucun remède,

Nous le voyons bien

dans la grande affliction de Notre cœur paternel,

ne s’avère adéquat à l’immensité de ces maux.

De fait, si les hommes veulent rétablir la paix

et la prospérité

avec leur seule prudence

et leurs seuls efforts humains,

ce qu’ils poursuivent leur échappe

et ce qu’ils embrassent s’évanouit.

Aussi, est-ce à Dieu,

de qui seul il peut provenir,

que tous, tant que nous sommes,

qui nous glorifions du nom de Chrétien

et nous nourrissons de la Foi divine,

nous demanderons instamment le salut pour le genre humain,

en proie à de telles misères.


(Pie XI)


Jeudi 16 août 2018
S. Joachim,

père de la Bienheureuse Vierge Marie,

confesseur
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, de préférence à tous Vos Saints, avez choisi le bienheureux Joachim pour qu’il fût le père de la Mère de Votre Fils, accordez-nous, s’il Vous plaît, la grâce d’être constamment protégés par celui dont nous célébrons la fête. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Voulant associer le nom de saint Joachim au triomphe de sa fille bénie, l’Église a transféré sa fête du 20 mars au lendemain de l’Assomption. Léon XIII, qui avait reçu au baptême le nom de Joachim, éleva sa fête et celle de sainte Anne au rite double de 2e classe (1879).


« Saint Joachim et sainte Anne, dit saint Épiphane, attirèrent sur eux, par une vie irréprochable, les divines complaisances, et méritèrent d’avoir un si beau fruit de leur union, la sainte Vierge Marie, temple et mère de Dieu. Saint Joachim, sainte Anne et la bienheureuse Vierge Marie offraient manifestement à eux trois un sacrifice de louange à la Trinité. Le nom de Joachim signifie préparation du Seigneur. N’est-ce pas lui, en effet, qui prépare le Temple du Seigneur, la Vierge ? ».


Aussi l’Introït et le Graduel de la Messe font-ils ressortir les vertus de ce grand Confesseur et nous rappellent-ils les nombreuses aumônes que faisait ce Saint, car, selon une tradition, il divisait ses biens en trois parties, dont la première était destinée au temple et ses ministres, la seconde aux pauvres, aux veuves et aux orphelins, il ne se réservait que la troisième.


« Bienheureux couple, dit à son tour saint Jean Damascène, toute la création vous est redevable. C’est en effet par vous qu’elle a pu offrir au Créateur un présent au-dessus de tous les présents, la chaste mère, qui seule était digne de ce Créateur. Réjouis-toi, Joachim, car un Fils nous est né de ta fille ». Et l’Évangile est consacré à nous montrer la descendance royale de ce Fils, car c’est en épousant Marie, fille de Joachim ou Héliachim, que Joseph fils de Jacob, fit de Jésus l’héritier légal de David.


Comme la grâce perfectionne la nature sans la détruire, l’on peut affirmer que saint Joachim, uni comme saint Joseph et sainte Anne par un lien très intime à la mère de Dieu et à son Fils, est appelé à exercer son patronage perpétuel à l’égard de l’Église, prolongement de Jésus, ou de nos âmes dont Marie est la mère.


« Offrons en ce jour à Dieu le Saint Sacrifice en l’honneur du saint Patriarche Joachim, père de la Vierge Marie, afin que sa prière, jointe à celle de son épouse et de leur enfant béni, nous mérite la pleine rémission de nos péchés et la gloire éternelle. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Nos marques de respect ne doivent pas seulement s’adresser à nos supérieurs, pas même seulement à nos égaux, nous devons nous respecter « l’un l’autre », nous devons respecter même nos inférieurs ; personne ne doit être exclu de notre respect. On peut, envers un serviteur, un homme sans éducation, un pauvre, employer d’autres formes de politesse, mais nous devons être polis même envers le dernier domestique de la maison, même envers le plus pauvre mendiant qui se tient à notre porte, même envers le plus simple illettré.

Méditation du jour
La patience est un moyen de parvenir à l’humilité  suite

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