Méditation du jour
Fête des Saintes Reliques


- 5 novembre

La limpidité de l’âme séparée de son corps ”

Quand l’âme entre dans l’autre monde,

le corps l’a quittée,

l’ennemi de la conscience

a évacué le territoire de la substance de l’âme,

celle-ci tout immatérialisée

devient limpide comme le cristal

au regard de l’intelligence.

On se connaît alors d’une façon totale,

on voit l’essence de l’âme

et tous les vestiges accumulés par les années,

les traces laissées par toutes les actions bonnes

ou mauvaises

apparaissent.

Chacun peut constater les ruines qu’il a entassées en lui,

les réparations qu’il a essayées

ou accomplies ;

chacun, d’un seul regard,

fait le bilan de son existence.

C’est donc grâce à la faculté que l’âme possède de se retourner sur elle-même,

de sonder ses replis,

c’est, d’autre part, grâce à la limpidité absolue qu’elle a acquise

par la séparation d’avec le corps,

qu’elle peut connaître,

qu’elle connaît parfaitement toute son existence.

Sa substance est un livre

où ses actions sont inscrites ;

sa conscience,

le regard qui lit ce livre.

Livre de vie,

s’il n’y a que des actions bonnes

ou suffisamment réparatrices ;

acte terrible d’accusation,

si ces actions furent mauvaises et coupables.


(Mgr Jean-Arthur Chollet, archevêque de Cambrai de 1913 à 1952)


Vendredi 10 juillet 2020
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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