Méditation du jour
- 5 mars
“
Il faut subir les épreuves ”

Nous sommes sur la terre

par la volonté du Créateur ;

mais l’œuvre de Dieu en nous

n’est pas encore achevée.

Dieu nous a faits intelligents,

libres,

actifs,

afin que notre volonté

s’unissant à la Sienne

produise la perfection de notre être.

Or, la souffrance est de tous les états de la vie

celui qui nous répugne le plus,

celui où il est le plus difficile de conformer notre volonté

à celle de Dieu,

celui par conséquent où cette conformité est plus noble

et plus méritoire,

plus efficace par là même

pour notre perfection morale.

La leçon est dure,

l’exercice est pénible ;

mais il faut subir les épreuves

par lesquelles nous fait passer le Maître,

et ce n’est pas assez de les subir,

il faut que ce soit à Son honneur

et au nôtre.

Argile intelligente,

laissons-nous pétrir

et jeter dans le moule

par cet Ouvrier divin.

Soyons-Lui reconnaissants

de ce qu’Il ne nous épargne pas,

car, s’il nous épargnait,

ce serait un signe de dédain,

ce serait nous dire qu’Il renonce à faire de nous

une œuvre complète

et digne de figurer un jour

dans Son palais du Ciel.



(Mgr François-Edouard Hasley, Archevêque d’Avignon puis de Cambrai. Lutte contre le laïcisme et fonde l’Œuvre des Écoles chrétiennes. 1825 - 1888)


Jeudi 5 novembre 2026
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

S. Zacharie, prêtre et prophète,

père de S. Jean-Baptiste


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Après avoir célébré le jour de la Toussaint, la fête des saintes Âmes qui sont entrées au Ciel, l’Église honore aujourd’hui les saintes Reliques de leurs corps restées sur terre jusqu’au moment de la résurrection glorieuse dont elles sont un gage pour nous.

Dès les premiers temps de l’Église, on célébrait les saints Mystères sur les tombeaux des Martyrs dans les Catacombes, afin de montrer que ces Saints avaient mêlé leur sang à celui de la Victime du Calvaire.


Plus tard, à Rome, on éleva des temples grandioses, vastes reliquaires abritant la sépulture des Martyrs célèbres. Les restes de ceux qui avaient ainsi confessé leur Foi étaient déposés sous le maître-autel ou Confession des basiliques qui leur étaient consacrées.


De là l’usage de la translation des reliques des Martyrs qui est l’une des parties essentielles de la cérémonie de la Dédicace d’une église, de même que l’usage de mettre des reliques de saints Martyrs dans une petite cavité de la pierre d’autel appelée tombeau.

C’est pour ce motif que la Messe des saintes Reliques, qui remonte au XIXe siècle, est composée, de même que l’Office de ce jour, en grande partie de pièces tirées du Commun des Martyrs, et que le prêtre se revêt d’ornements rouges.


De même qu’une vertu surnaturelle sortait de la sainte Humanité de Jésus et guérissait ceux qui s’En approchaient, les Saints qui jouissent de Dieu dans le Ciel, peuvent par leurs reliques (ossements, cendres, vêtements ou autres objets à leur usage) restées sur terre, « y opérer des merveilles », dit l’Oraison, chasser les démons, guérir les malades, rendre la vue aux aveugles, purifier les lépreux, chasser les tentations et nous donner tous les dons excellents qui descendent du Père des lumières ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Redoublez de Foi et de piété dans le culte des Reliques des Saints.

Méditation du jour
La limpidité de l’âme séparée de son corps  suite

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