Méditation du jour
S. Lucien d’Antioche,

prêtre et martyr - 7 janvier

Qui se donne à Dieu totalement

trouve la vraie liberté ”

Oui, ô mon Dieu !

je veux me donner à Vous ;

donnez-m’en le courage,

fortifiez ma faible volonté

qui soupire après Vous ;

je Vous tends les bras,

prenez-moi ;

si je n’ai pas la force de me donner à Vous,

attirez-moi

par la douceur de Vos parfums,

entraînez-moi après Vous

par les liens de Votre amour.

Seigneur,

à qui serai-je

si je ne suis à Vous ?

Quel rude esclavage

que d’être à soi

et à ses passions !

Ô vraie liberté

des enfants de Dieu !

on ne vous connaît pas.

Heureux qui a découvert

où elle est et qui ne la cherche plus

où elle n’est pas !

Heureux mille fois

qui dépend de Dieu

en tout

pour ne plus dépendre

que de Lui seul !

Mais d’où vient

que l’on craint de rompre ses chaînes ?

Les vanités passagères

valent-elles mieux

que Votre éternelle vérité

et que Vous-même ?

peut-on craindre

de se donner à Vous ?

Ô folie monstrueuse !

ce serait craindre son bonheur ;

ce serait craindre de sortir de l’Égypte

pour entrer dans la terre promise,

ce serait murmurer dans le désert

et se dégoûter de la manne

par le souvenir des oignons d’Égypte.

(Mgr Fénelon)


Lundi 8 juin 2026
de la Férie
4e classe
Temps de la Pentecôte

Notre-Dame de la Sagesse


S. Médard,

évêque et confesseur


S. Maximin,

1er évêque d’Aix-en-Provence

L’un des 72 disciples de N. S.


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Faites, Seigneur, que nous ayons toujours la crainte et l’amour de Votre saint Nom, parce que Vous ne cessez jamais de diriger ceux que Vous établissez dans la solidité de Votre amour. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Médard et Saint Godard étaient frères jumeaux, et fils d’un des principaux seigneurs de la nation des Francs et d’une noble Gallo-Romaine nommée Protagie, et qui était Chrétienne. Protagie convertit d’abord son époux et consacra à Dieu ses deux enfants.


Saint Médard était, dès ses premières années, d’une tendre compassion pour les pauvres ; il donna son habit et son cheval à deux malheureux. Saint Godard ne le cédait pas en vertu à son frère, et l’égala, dans le succès des études qu’ils firent, sous la direction des évêques de Tournai et de Vermand. Ils entrèrent ensemble dans les Ordres et s’attirèrent la vénération universelle.


Saint Godard fut élu bientôt au siège métropolitain de Rouen, et n’accepta qu’avec un vif regret ; mais Dieu avait sur lui des desseins particuliers. Il coopéra avec saint Remi, saint Waast et son frère, à la conversion de Clovis ; il assista au premier concile d’Orléans, en 551, et consacra saint Lô, évêque de Coutances, sur les révélations d’un Ange.


Pendant ce temps, saint Médard était élevé au siège de Vermand, qui fut transféré à Noyon, parce que cette seconde ville était plus à l’abri des courses des barbares. Puis il fut élu à Tournay et réunit les deux sièges, où il mérita par ses vertus, par ses miracles, par ses épreuves, une renommée qui s’étendit dans toutes les Gaules.


Saint Médard mourut à Noyon, et son corps parut entouré de lumières célestes. On lui attribue l’institution de la fête de la Rose, dans laquelle il donnait une couronne de roses et une dot de 25 livres à la jeune fille de Salency qui jouissait de la meilleure réputation de vertu.

Saint Godard était mort à Rouen le 8 juin 528, et sa belle âme avait été vue s’élevant vers le Ciel sous la forme d’une colombe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’oubliez jamais que Dieu bénit d’une manière étonnante la charité envers les pauvres.

Méditation du jour
Qu’il faut nous adonner à l’imitation de Jésus-Christ  suite

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