Méditation du jour
DÉDICACE DE S. MICHEL ARCHANGE - 29 septembre
« Qui est comme Dieu ! » ”
Saint Michel Archange pesant les âmes (détail), Guariento di Arpo, peinture sur bois, XIVe siècle (Padoue).
Saint Michel Archange pesant les âmes (détail), Guariento di Arpo, peinture sur bois, XIVe siècle (Padoue).

Saint Jean dit dans l’Apocalypse :

« Il y eut un grand combat dans le Ciel :

« Michel et ses Anges combattaient contre le dragon et ses anges ;

« le dragon et ses anges combattaient et la force leur manqua,

« et ils tombèrent du Ciel,

« et leur place ne s’y trouva plus. »

Quel est ce combat ?

Quelles sont les armes des puissances spirituelles ?

Il ne faut point s’imaginer dans ce combat

ni des bras de chair,

ni des armes matérielles,

ni du sang répandu comme parmi nous :

c’est un conflit de pensées

et de sentiments.

L’ange d’orgueil,

qui est appelé le dragon,

soulevait les Anges et disait :

Nous serons heureux en nous-mêmes

et nous ferons,

comme Dieu,

notre volonté ;

et Michel disait au contraire :

« Qui est comme Dieu ? »

Qui se peut égaler à Lui ?

d’où lui est venu le nom de Michel.

Mais qui doute dans ce combat que le nom de Dieu ne l’emporte ?

Que pouvez-vous,

faibles esprits,

par votre orgueil ?

Que pouvez-vous contre l’humble armée du Seigneur

qui se rallie à ce mot :

« Qui est comme Dieu ? »

Vous tombez du Ciel

comme un éclair

et votre place,

qui y était si grande,

y demeure vide.

Ô quels vastes espaces demeurent vacants !

ils ne le seront pas toujours

et Dieu créera l’homme

pour remplir ces places

que votre désertion a laissées vacantes.

Fuyez,

troupe malheureuse :

« Qui est comme Dieu ? »

Fuyez,

devant saint Michel et devant ses Anges.


(Bossuet)


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

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