Méditation du jour
DÉDICACE DE S. MICHEL ARCHANGE - 29 septembre
« Qui est comme Dieu ! » ”
Saint Michel Archange pesant les âmes (détail), Guariento di Arpo, peinture sur bois, XIVe siècle (Padoue).
Saint Michel Archange pesant les âmes (détail), Guariento di Arpo, peinture sur bois, XIVe siècle (Padoue).

Saint Jean dit dans l’Apocalypse :

« Il y eut un grand combat dans le Ciel :

« Michel et ses Anges combattaient contre le dragon et ses anges ;

« le dragon et ses anges combattaient et la force leur manqua,

« et ils tombèrent du Ciel,

« et leur place ne s’y trouva plus. »

Quel est ce combat ?

Quelles sont les armes des puissances spirituelles ?

Il ne faut point s’imaginer dans ce combat

ni des bras de chair,

ni des armes matérielles,

ni du sang répandu comme parmi nous :

c’est un conflit de pensées

et de sentiments.

L’ange d’orgueil,

qui est appelé le dragon,

soulevait les Anges et disait :

Nous serons heureux en nous-mêmes

et nous ferons,

comme Dieu,

notre volonté ;

et Michel disait au contraire :

« Qui est comme Dieu ? »

Qui se peut égaler à Lui ?

d’où lui est venu le nom de Michel.

Mais qui doute dans ce combat que le nom de Dieu ne l’emporte ?

Que pouvez-vous,

faibles esprits,

par votre orgueil ?

Que pouvez-vous contre l’humble armée du Seigneur

qui se rallie à ce mot :

« Qui est comme Dieu ? »

Vous tombez du Ciel

comme un éclair

et votre place,

qui y était si grande,

y demeure vide.

Ô quels vastes espaces demeurent vacants !

ils ne le seront pas toujours

et Dieu créera l’homme

pour remplir ces places

que votre désertion a laissées vacantes.

Fuyez,

troupe malheureuse :

« Qui est comme Dieu ? »

Fuyez,

devant saint Michel et devant ses Anges.


(Bossuet)


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |