Donnons la préférence aux dévotions que l’Église met au premier rang.
Puis, quand nous aurons trouvé quelque dévotion bien substantielle
qui soutient notre âme
et la porte à la ferveur,
sachons nous y fixer.
Il serait dangereux de passer de pratique en pratique,
attendant toujours de la dévotion la plus à la mode ce que nous n’avons pu trouver dans les précédentes.
Combien d’âmes s’enthousiasment pour toutes les dévotions nouvelles
et n’y cherchent,
peut-être sans s’en douter,
que des satisfactions d’amour-propre !
Combien d’autres, désireuses de vie parfaite,
mais incapables de rester dans de justes limites,
ne font qu’entasser les dévotions,
pensant accroître leur piété
dans la mesure où elles en allongent la matière,
et finissent par se fourvoyer
au point d’attacher plus d’importance à certaines pratiques facultatives qu’aux devoirs essentiels du Chrétien !
Il n’y a d’indispensable que l’amour du Sauveur :
ce qui le favorise est bon,
ce qui le contrarie est mauvais.
Les dévotions diverses qu’on peut avoir aux Saints
ne sont que des moyens
pour rendre plus facile
et plus fervente
la dévotion à Jésus-Christ,
la seule vraiment nécessaire,
la seule qui soit le but.
(Mgr Besson)