Méditation du jour
S. Jean Gualbert,

abbé - 12 juillet

L’amour émanant du foyer eucharistique ”
« Ave verum Corpus natum de Maria Virgine ! » Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d
« Ave verum Corpus natum de Maria Virgine ! »
Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d'après les anciens manuscrits de tous les siècles »,
Henry de Riancey, éd. F. Kellerhoven, Paris - 1866, (coll. personnelle).

D’où sont sortis

tous les chefs-d’œuvre d’amour

et de sacrifice

réalisés par la tendresse humaine

sinon du foyer « eucharistique » ?

L’amour qui vend son bien

pour le donner aux pauvres ;

l’amour qui instruit les ignorants

et les petits enfants ;

l’amour qui veille

au chevet des malades ;

l’amour qui met,

comme un baume suprême,

un baiser sur la plaie du lépreux ;

l’amour qui prend la chaîne du captif

pour lui rendre sa liberté ;

l’amour qui aspire à verser son sang

pour semer avec lui la bonne nouvelle ;

l’amour qui s’immole

en silence

au fond des cloîtres

pour tous les égarés

dans les ivresses

de ce monde ;

il n’est pas un de ces héroïques amours

dont le premier souffle

ne soit le souffle même

de Jésus-Christ

respiré dans l’Eucharistie.


(M. de Belcastel)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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