Méditation du jour
S. Bruno,

confesseur - 6 octobre

Les héros de l’idéal chrétien ”

Il y a encore des Chrétiens

épris pour le Seigneur

de cet amour véritable qui absorbe,

en les embrasant,

toutes les facultés et toutes les énergies de la vie.

Au fond des monastères,

dans l’ombre silencieuse des cloîtres,

se trouve encore aujourd’hui la Chevalerie éternelle.

C’est là que vivent les âmes

« dont le monde n’est point digne »

et qui prient pour le monde.

Là sont les hommes embrasés pour Dieu

d’un amour qui semble aller jusqu’au délire ;

là se rencontrent les héros de l’idéal chrétien.

Épris,

jusqu’à la folie,

de l’Être adoré,

ils renoncent à tout pour Le suivre,

à la richesse et au plaisir ;

ils abaissent leur volonté

dans l’obéissance à Ses désirs

et dans l’imitation de Sa vie ;

ils se mettent pieds nus,

pour marcher sur Ses pas ;

ils cherchent la souffrance,

afin de Lui prouver que,

subie par l’amour de Lui,

elle leur est douce et devient une volupté.

Ils se livrent en un mot à toutes les folies de la passion,

folies que le monde pardonne quand elles sont faites pour lui.

Le rayonnement d’un monde intérieur illumine leurs traits,

et l’amour qui les transporte les transfigure ;

leur âme est dans le Ciel,

et il semble que,

de Là,

elle jette sur leur visage je ne sais quel reflet du Séjour des Élus.


(Henri LASSERRE)


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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