Méditation du jour
S. Bruno,

confesseur - 6 octobre

Les héros de l’idéal chrétien ”

Il y a encore des Chrétiens

épris pour le Seigneur

de cet amour véritable qui absorbe,

en les embrasant,

toutes les facultés et toutes les énergies de la vie.

Au fond des monastères,

dans l’ombre silencieuse des cloîtres,

se trouve encore aujourd’hui la Chevalerie éternelle.

C’est là que vivent les âmes

« dont le monde n’est point digne »

et qui prient pour le monde.

Là sont les hommes embrasés pour Dieu

d’un amour qui semble aller jusqu’au délire ;

là se rencontrent les héros de l’idéal chrétien.

Épris,

jusqu’à la folie,

de l’Être adoré,

ils renoncent à tout pour Le suivre,

à la richesse et au plaisir ;

ils abaissent leur volonté

dans l’obéissance à Ses désirs

et dans l’imitation de Sa vie ;

ils se mettent pieds nus,

pour marcher sur Ses pas ;

ils cherchent la souffrance,

afin de Lui prouver que,

subie par l’amour de Lui,

elle leur est douce et devient une volupté.

Ils se livrent en un mot à toutes les folies de la passion,

folies que le monde pardonne quand elles sont faites pour lui.

Le rayonnement d’un monde intérieur illumine leurs traits,

et l’amour qui les transporte les transfigure ;

leur âme est dans le Ciel,

et il semble que,

de Là,

elle jette sur leur visage je ne sais quel reflet du Séjour des Élus.


(Henri LASSERRE)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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