Méditation du jour
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements ”

L’Évangile réunit tous les caractères,

parce qu’il s’adresse à tous :

il a la simplicité de l’enfance,

les profondeurs du mystère

et de la pensée,

la tristesse du pauvre,

les joies ineffables du croyant,

la douleur

et l’espérance.

Ce livre devrait être sans cesse ouvert sous les yeux de l’infortuné,

parce qu’il renferme le dépôt précieux de l’espérance qui console,

et de la charité qui adoucit le sang aigri par le malheur.

Il fait plus que de prêcher la pitié,

l’indulgence

et l’amour pour les infortunés,

il montre son divin Auteur bénissant leurs larmes

et buvant avec eux le calice jusqu’à la lie.

C’est par lui que l’homme grandit à ses propres yeux

et aux yeux de Dieu,

en repoussant l’injure par le pardon,

et la persécution de ses ennemis par la prière et par l’amour.

C’est par lui que le dévouement détrône l’égoïsme,

et que l’humilité,

qui est la grandeur du Chrétien ici-bas,

met sa gloire douce et calme à la place des jactances hautaines

et des dédains insultants de l’orgueil.

C’est par lui qu’aujourd’hui encore il y a des hommes de bien

qui soulagent l’infortune

et compatissent à ses angoisses,

qui visitent les haillons,

la paille,

les plaies

et les cachots de leurs frères en Jésus-Christ,

et dont la main droite ignore les bienfaits de leur main gauche,

se cachant d’une bonne action comme le coupable se cache d’un crime.


(H. Bretonneau)


Vendredi 10 juillet 2026
Les Sept Frères martyrs et

Ste Rufine et Ste Seconde,

vierges et martyres
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, ô  Dieu tout-puissant, faites qu’ayant connu combien Vos glorieux Martyrs ont été fermes dans la confession de leur Foi, nous ressentions les effets de leur charitable intercession auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, en célébrant aujourd’hui le triomphe des sept fils de sainte Félicité (fête le 23 novembre) qui furent martyrisés sous les yeux de leur mère, loue cette femme forte qui, en les exhortant à mourir, « fut elle-même victorieuse en eux tous ». Elle étendit en effet sa maternité jusqu’aux âmes de ses enfants en leur faisant accomplir la volonté de Dieu. Ils moururent en l’an 150, sous l’empereur Antonin.


Le Martyrologe romain donne ces indications :

« À Rome, la passion des Sept Frères martyrs, fils de la martyre sainte Félicité, savoir : Janvier, Félix, Philippe, Sylvain, Alexandre, Vital et Martial, qui souffrirent au temps de l’empereur Antonin, sous Publius, préfet de la Ville. Janvier, d’abord battu de verges, puis soumis aux rigueurs de la prison, fut tué à coups de cordes garnies de plomb ; Félix et Philippe furent assommés à coups de bâton ; Sylvain fut précipité d’un lieu élevé ; Alexandre, Vital et Martial eurent la tête tranchée. »


Un siècle plus tard sainte Rufine et sainte Seconde, sœurs par la nature, le devenaient doublement en mêlant leur sang dans un même supplice, plutôt que de perdre la virginité qu’elles avaient vouée à Jésus, leur époux. Elles furent martyrisées à Rome sous les empereurs Valérien et Gallien en 257.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
N’écoutez pas la voix de la chair et du sang ; mais la voix seule du devoir et de la vertu.

Méditation du jour
Sachons donc accepter les croix  suite

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