Méditation du jour
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements ”

L’Évangile réunit tous les caractères,

parce qu’il s’adresse à tous :

il a la simplicité de l’enfance,

les profondeurs du mystère

et de la pensée,

la tristesse du pauvre,

les joies ineffables du croyant,

la douleur

et l’espérance.

Ce livre devrait être sans cesse ouvert sous les yeux de l’infortuné,

parce qu’il renferme le dépôt précieux de l’espérance qui console,

et de la charité qui adoucit le sang aigri par le malheur.

Il fait plus que de prêcher la pitié,

l’indulgence

et l’amour pour les infortunés,

il montre son divin Auteur bénissant leurs larmes

et buvant avec eux le calice jusqu’à la lie.

C’est par lui que l’homme grandit à ses propres yeux

et aux yeux de Dieu,

en repoussant l’injure par le pardon,

et la persécution de ses ennemis par la prière et par l’amour.

C’est par lui que le dévouement détrône l’égoïsme,

et que l’humilité,

qui est la grandeur du Chrétien ici-bas,

met sa gloire douce et calme à la place des jactances hautaines

et des dédains insultants de l’orgueil.

C’est par lui qu’aujourd’hui encore il y a des hommes de bien

qui soulagent l’infortune

et compatissent à ses angoisses,

qui visitent les haillons,

la paille,

les plaies

et les cachots de leurs frères en Jésus-Christ,

et dont la main droite ignore les bienfaits de leur main gauche,

se cachant d’une bonne action comme le coupable se cache d’un crime.


(H. Bretonneau)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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