Méditation du jour
“
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements ”

L’Évangile réunit tous les caractères,

parce qu’il s’adresse à tous :

il a la simplicité de l’enfance,

les profondeurs du mystère

et de la pensée,

la tristesse du pauvre,

les joies ineffables du croyant,

la douleur

et l’espérance.

Ce livre devrait être sans cesse ouvert sous les yeux de l’infortuné,

parce qu’il renferme le dépôt précieux de l’espérance qui console,

et de la charité qui adoucit le sang aigri par le malheur.

Il fait plus que de prêcher la pitié,

l’indulgence

et l’amour pour les infortunés,

il montre son divin Auteur bénissant leurs larmes

et buvant avec eux le calice jusqu’à la lie.

C’est par lui que l’homme grandit à ses propres yeux

et aux yeux de Dieu,

en repoussant l’injure par le pardon,

et la persécution de ses ennemis par la prière et par l’amour.

C’est par lui que le dévouement détrône l’égoïsme,

et que l’humilité,

qui est la grandeur du Chrétien ici-bas,

met sa gloire douce et calme à la place des jactances hautaines

et des dédains insultants de l’orgueil.

C’est par lui qu’aujourd’hui encore il y a des hommes de bien

qui soulagent l’infortune

et compatissent à ses angoisses,

qui visitent les haillons,

la paille,

les plaies

et les cachots de leurs frères en Jésus-Christ,

et dont la main droite ignore les bienfaits de leur main gauche,

se cachant d’une bonne action comme le coupable se cache d’un crime.


(H. Bretonneau)


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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