Méditation du jour
- 13 février
Le Chrétien ne doit pas redouter la mort ”

Que ceux qui ne connaissent et n’espèrent rien

au delà de cette vie misérable y soient attachés,

c’est un effet naturel

de leur amour-propre.

Mais que des Chrétiens à qui Dieu a fait des promesses

si grandes

et si précieuses

pour la vie future,

comme parle saint Pierre ;

à qui sont ouvertes les voies à une vie nouvelle :

mais que des Chrétiens qui doivent regarder ce monde

comme un lieu d’exil,

de misère

et de tentation,

manquent de courage

pour se détacher des amusements de leur pèlerinage,

et pour soupirer

après les biens immenses de leur Patrie,

c’est une bassesse d’âme

qui dément

et qui déshonore leur Foi.

Quoi ! des hommes destinés à jouir avec Jésus-Christ d’une gloire

et d’une félicité éternelles

ne se laisseront jamais toucher

par tant de grandeurs qui leur seront préparées !

Abrutis,

stupides,

ensevelis dans l’amour des choses sensibles,

ils feront leur capital des biens grossiers,

fragiles,

imaginaires de cette vie ;

et le paradis

ne sera que leur pis-aller !

Quoi ! ce ne sera que dans l’extrémité d’une maladie incurable

qu’ils voudront bien accepter,

faute de mieux,

le royaume du Ciel,

parce qu’ils sentiront alors

que tout ce qui les amusait sur la terre

leur échappe pour jamais !

Est-ce ainsi donc,

que nous demandons chaque jour à Dieu notre Père

l’avènement de Son règne,

que nous craignons néanmoins,

et que nous voulons toujours

différer ?


(Mgr Fénelon)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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