Méditation du jour
S. Joseph de Cupertino,

confesseur - 18 septembre

Saint

Joseph de Cupertino ”

Si jamais homme fut doué

pauvrement,

ce fut saint Joseph de Cupertino.

Toutes les splendeurs naturelles

lui firent défaut.

Il s’appelait lui-même

frère Âne,

et il fut, en effet,

parmi les hommes,

ce qu’est l’âne

parmi les animaux.

Incapable de passer un examen,

peut-être même de soutenir une conversation ;

incapable en même temps de soigner une maison,

ou de toucher une assiette sans la casser,

il semblait également inapte

à être un savant,

et à être un bon domestique.

Il avait l’air d’un esclave

à peu près inutile,

d’une bête de somme

qui rend peu de services.

Et cependant nous savons son nom !

Comment se fait-il qu’il ait trouvé place

dans la mémoire des hommes ?

À force de ne pas chercher

l’estime des hommes,

il l’a rencontrée dans sa forme la plus haute,

et non seulement l’estime,

mais la gloire !

La chose du monde la plus invraisemblable pour lui,

c’était la gloire.

Elle est tombée sur lui :

elle l’enveloppe à jamais.

Pendant que ceux qui courent après elle

rencontrent quelquefois

ou l’oubli,

ou la honte,

elle s’est assise

sur le front de Joseph de Cupertino,

et a écrit devant son nom

ce petit mot,

singulier

et mystérieux :

Saint !


(Ernest HELLO)


Jeudi 4 juin 2026
FÊTE-DIEU
le jeudi après la Sainte Trinité

1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui nous avez laissé sous un Sacrement admirable le mémorial de Votre Passion, daignez nous accorder la grâce de révérer les sacrés mystères de Votre Corps et de Votre Sang, de manière à ressentir toujours en nous le fruit de Votre rédemption. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint François, de la noble famille des Caracciolo, dans les Abruzzes, résolut, pendant une grave maladie, de s’attacher entièrement au service de Dieu, afin d’être prêt lorsque le Maître viendrait le chercher.


Une lettre qui lui fut remise par erreur le mit au courant du projet qu’avaient deux hommes pieux de fonder un nouvel institut religieux. Il y vit un signe de la Providence et devint l’un des fondateurs de l’Ordre des Clercs-Mineurs réguliers. Il prit alors de sa Profession le nom de François, à cause de sa dévotion à saint François d’Assise.


À l’amour de la pénitence il ajoutait un grand zèle pour la prière. Brûlant d’un ardent amour pour le divin mystère de l’Eucharistie, son cœur se fondait comme la cire lorsqu’il se trouvait devant le Tabernacle, où il ressentait toute l’abondance de la douceur que Dieu a préparée à ceux qui Le craignent.


Il mourut à quarante-quatre ans, en l’an 1608, en la Vigile de la Fête-Dieu, et « bien qu’il ait peu vécu, il a rempli une longue carrière car une vie sans tache équivaut à une véritable vieillesse ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
À l’exemple de saint François Caracciolo, prions et réduisons notre corps en servitude, afin qu’embrasés comme lui du feu de la Charité, nous puissions nous asseoir dignement à la Table sacrée.

Méditation du jour
Ce qu’apporte la vraie Charité : le sentiment de la Présence de Dieu !  suite

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