Méditation du jour
S. Romain,

abbé de Condat - 29 février

“
Suivez, regardez Jésus-Christ ”

Êtes-vous dans les tribulations et dans la tristesse, suivez Jésus au jardin de Gethsémani ; considérez dans quel océan d’affliction Son âme doit être plongée, puisque, étant là non seulement le patient, mais la patience même, Il ne laisse pas de faire connaître Sa peine et de S’en plaindre.

Ou bien encore, considérez-Le attaché à la colonne, devenu l’homme de douleurs, toutes Ses chairs mises en lambeaux, endurant ce supplice par l’excès de l’amour qu’Il vous porte, persécuté des uns, couvert de crachats par les autres, renoncé et abandonné par Ses amis, n’ayant personne qui prenne Sa défense, transi de froid, et réduit à une si grande solitude que vous pouvez seuls et sans témoins venir confondre vos peines avec les Siennes, et vous consoler l’un l’autre.

Ou bien enfin représentez-vous cet adorable Sauveur chargé de Sa croix et montant au Calvaire, sans que les bourreaux Lui donnent même le temps de respirer. Il tourne vers vous Ses yeux pleins de larmes ; mais dans ce regard quelle divine beauté et quelle tendre compassion !

Cet adorable Maître oubliera Ses douleurs pour consoler les vôtres, et cela uniquement parce que vous allez chercher la consolation auprès de Lui et que vous tournez la tête de Son côté pour Le regarder.


Sainte Thérèse de Jésus (d’Avila).


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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