Méditation du jour

S. Richard,

évêque et confesseur - 3 avril

Suivre le Christ

c’est le chemin de la victoire ”

Si nous voulons être des hommes,

attachons-nous à Dieu.

Le Christ a vu venir l’heure de la puissance des ténèbres ;

Il a su la reconnaître,

l’accueillir

et l’embrasser

jusqu’à l’étouffer dans Sa victoire finale.

Il a mis Sa volonté

à l’unisson de la volonté du Père céleste

et, ainsi fixé dans le calme,

Il a supporté la tempête.

Il nous enseigne à souffrir

et à entrer avec la souffrance

dans la solitude.

Ses disciples L’abandonnent ;

saint Pierre Le renie,

Judas Le trahit,

Dieu Se retire,

la mort approche.

Lorsqu’on souffre,

on est toujours seul.

Les autres ne comprennent jamais nos peines.

Dieu Lui-même

Se cache.

Le grand secret de la vie

est de trouver Dieu.

Le Christ nous enseigne le silence,

la vanité des paroles,

la nécessité de nous retrancher

dans la citadelle de notre âme.

Il nous apporte la lumière,

la consolation,

la force.

Il cultive l’espérance dans nos cœurs.

Il éclaire le chemin

qui va de la douleur

à la gloire.

Il opère notre Rédemption,

c’est-à-dire notre spiritualisation.

Il libère

et fortifie

les valeurs morales,

nous arrache à la lourde étreinte du matérialisme,

nous fait goûter la beauté des réalisations spirituelles.

Il nous associe au triomphe de la Résurrection,

en nous rappelant la mystérieuse évolution de la vie,

les renaissances printanières,

les transformations surnaturelles.


(R.P. A. Schmerber, Barnabite)


Mardi 19 juin 2018
Ste Julienne Falconieri,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné soutenir et consoler miraculeusement au moyen du Corps précieux de Votre Fils, la bienheureuse Julienne, Votre Vierge, quand elle était réduite à l’extrémité par la maladie, accordez-nous, s’il Vous plaît, grâce à ses mérites et à son intercession, d’être également nourris et fortifiés par ce Corps divin, à l’heure critique de la mort, et conduit jusqu’à la Patrie céleste. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gervais et saint Protais, martyrs :


Ô Dieu qui nous réjouissez en la solennité annuelle de Vos saints Martyrs Gervais et Protais ; faites, dans Votre clémence, que notre piété s’enflamme aux exemples de ceux dont les mérites nous remplissent d’allégresse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Florence, en l’an 1270, de l’illustre famille des Falconieri, sainte Julienne donna, dès son enfance, de tels indices de sa sainteté que son oncle saint Alexis de Falconieri déclarait à sa mère que c’était un ange qu’elle avait mis au monde. Jamais dans tout le cours de sa vie elle ne leva les yeux pour considérer le visage d’un homme et le seul mot de péché la faisait trembler.


À l’âge de quinze ans, elle voua solennellement à Dieu sa virginité. « N’aspirant, ô Julienne, qu’après les noces du céleste Agneau, vous quittez la maison paternelle et vous dirigez un chœur de vierges. Vous gémissez nuit et jour sur les douleurs de votre Époux attaché à la croix et vous pleurez aux pieds de la Mère de Dieu, au cœur percé de sept glaives ».


Ayant établi en effet l’Ordre des Mantellates (car elles portaient un court mantelet), elle fut chargée par saint Philippe Béniti de s’occuper de tout l’Ordre des Servites qui honore spécialement les Douleurs de la Vierge. Deux jours chaque semaine, elle ne prenait pour nourriture que le pain des Anges.


À l’âge de soixante-dix ans, ne pouvant plus retenir aucun aliment, elle gémit de ne pouvoir communier. Elle demanda qu’on voulût au moins approcher le Saint-Sacrement de son cœur et, par un miracle, le Pain sacré disparut en imprimant sur sa chair la forme d’une hostie représentant l’image de Jésus crucifié. Elle rendit alors le dernier soupir et fut introduite dans l’allégresse auprès du trône du Roi divin. C’était le 19 juin 1340.


Demandons à l’Esprit-Saint, de nous obtenir, comme sainte Julienne, de pouvoir être nourris et fortifiés durant notre agonie par le Corps du Christ qui nous conduira jusqu’à la Patrie céleste.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Souvenez-vous qu’une des meilleures dispositions pour bien communier, c’est le désir.


Méditation du jour
Jésus, ami véritable  suite

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